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LES ITALIENS VOTENT SUR LE STATUT DE L'EMBRYON

par Richard Henzé Jamais, depuis le référendum qui a abrogé le divorce en mai 1974, une initiative populaire n'avait à ce point divisé l'Italie. Depuis des semaines, institutions, partis politiques, syndicats, associa tions de la société civile, personnalités des arts et de la culture et jusqu'aux familles elles-mêmes se déchirent sur une question complexe et épineuse, la loi «40» du 19 février 2004 réglementant la procréation médicalement assistée. Dimanche et lundi, jusqu'à 15 heures, quelque 50,2 millions d'Italiens adultes (26 millions de femmes et 24,2 millions d'hommes) résidant dans la péninsule sont appelés à se prononcer sur l'abrogation partielle d'une loi qui a eu le grand mérite de remplir un vide juridique, de manière trop coercitive toutefois au goût de certains. A ce nombre s'ajoutent les deux millions et demi d'Italiens résidant à l'étranger, qui ont voté mercredi et jeudi. Il semblerait que seulement 400 000 aient rempli leur devoir d'électeur. Ce qui laisse présager des difficultés à réunir le quorum de 50% des inscrits requis par la Constitution pour dépouiller les bulletins de vote. A la veille de la consultation, les sondages prévoyaient une participation d'environ 40%. Depuis 1995, aucune consultation référendaire n'a atteint le quorum. Les électeurs sont invités à dire par si ou no s'ils veulent abroger quatre articles de la loi. Les quatre questions du référendum portent sur le statut de l'embryon ; l'interdiction d'implanter plus de trois embryons à la fois par tentative de fécondation in vitro ; de recourir à des gamètes extérieurs au couple ; de procéder à des recherches sur les cellules souches provenant d'embryons. La consultation a été précédée d'un débat intense, largement documenté, dans lequel les femmes sont intervenues en force, et avec des positions tranchées. Le ton s'est durci aux derniers jours de la campagne. Ce sont les radicaux (libertaires) de Marco Pannella et d'Emma Bonino qui ont recueilli les 800 000 signatures nécessaires à la convocation du référendum. C'est l'Église catholique, sous la forte pression morale de Benoît XVI, qui a pris l'initiative de prôner l'abstention. Le président de la conférence épiscopale, le cardinal Camillo Ruini, justifie l'appel à ne pas voter par la nécessité de défendre «la vie en devenir» : «Voter non revient à soutenir les promoteurs du référendum.» Une attitude que le Corriere della sera résume dans une caricature amusante montrant le prélat donnant sa bénédiction aux fidèles en ajoutant : «Mais vous, ne faites surtout aucun signe de croix» (sous-entendu : sur le bulletin de vote). Cet appel divise le monde catholique. Par devoir institutionnel, le chef de l'Etat, Carlo Azeglio Ciampi, se rendra aux urnes. Mais les présidents des deux Chambres, le catholique Pierferdinanco Casini et le laïc Marcello Pera, les déserteront, pour conserver au Parlement l'initiative de légiférer sur une matière aussi délicate. Au grand dam de la gauche, le leader réformateur Francesco Rutelli a annoncé qu'il s'abstiendra, estimant le référendum «exagéré». A la différence de sa femme, la journaliste Barbara Palombelli, qui déposera dans l'urne quatre oui. Romano Prodi désobéira à l'Eglise parce qu'il se considère un «catholique adulte». Silvio Berlusconi se garde d'indiquer quoique ce soit. En revanche, sa femme, Veronica, est sortie de sa réserve pour dire qu'elle entrera dans l'isoloir. Toute la nomenklatura de gauche se prononce pour le si. Tout comme, à droite, Gianfranco Fini, qui a provoqué une véritable tempête dans son parti, l'Alliance nationale, en se prononçant pour trois si sur quatre et surtout en critiquant l'appel à l'abstention comme «peu éducatif». Le référendum laissera des traces dans la politique italienne, quelle que soit son issue.





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