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DU CAIRE A RABAT, VERS L'AVENIR

par Saad Eddin Ibrahim Sociologue, Saâd Eddin Ibrahim est actuellement directeur du Centre Ibn Khaldoun du Caire. En juin 2000, il a été arrêté pour avoir notamment accepté des financements étrangers pour son centre de recherche. Trois ans plus tard, après une série de procès, il a été acquitté grâce à un puissant mouvement international en faveur des droits de l’homme Le 7 septembre 2005, l’Egypte a vu ses premières élections présidentielles pluralistes. Un événement de portée historique, sans que l’on ne puisse pour autant le définir de libre et équitable. Le candidat sortant, Hosni Moubarak, 77 ans, ne pouvait que gagner contre les 9 autres candidats, dont 7 étaient de parfaits inconnus pour la plupart des Egyptiens. De plus, Moubarak disposait d’énormes ressources, de son quasi-monopole sur la presse écrite et électronique et sur l’appareil d’Etat, à sa mainmise sur son Parti National Démocratique (PND), au pouvoir, ainsi que sur le monde des affaires. Cela étant, l’événement a néanmoins été un exercice excitant pour bon nombre de démocrates égyptiens et du monde entier. Tout d’abord, Moubarak a dû, pour la première fois dans son long règne, travailler dur pour encourager les électeurs à voter pour lui. Sa stature de grandeur pharaonique s’en est même vu rabaissée à une taille plus humaine. Son bilan a été publiquement disséqué, critiqué et souvent attaqué par ses opposants. La société civile a eu son jour de gloire. Au-delà des acteurs plus établis comme le Ibn Khaldoun et l’Organisation égyptienne des droits de l’homme, de nombreux autres, chaque semaine, poussaient comme des champignons. Le monde a commencé à entendre parler de Kefaya, Shayfeen.com et des Ecrivains et Artistes pour le Changement. Plus prometteuse encore pour l’avenir, me semble-t-il, a été l’émergence de milliers de jeunes volontaires, prêts à mener l’opposition, à prendre part aux manifestations ou à participer à l’observation des élections. Déjouer le chantage Une des évolutions les plus significatives de la course présidentielle égyptienne fut le débat concernant le mérite, ou non, d’une observation électorale internationale. Le régime de Moubarak a clairement exprimé son opposition, n’hésitant pas à faire jouer les arguments de souveraineté nationale, pour décourager l’opposition à y faire appel. Seule la société civile, symbolisée par le Centre Ibn Khaldoun, a démasqué le chantage, arguant que le Régime, s’il n’avait pas l’intention de tricher, n’avait alors aucune raison de craindre les regards extérieurs. D’ailleurs, les observateurs nationaux -soutenus par les correspondants de la presse étrangère- ayant dénoncé irrégularités, tricheries et inefficacité administrative, les groupes de l’opposition qui s’étaient d’abord positionnés contre l’observation internationale se sont mis à la réclamer, pour les prochaines élections législatives de novembre. Certes, les théories xénophobes et conspiratrices n’ont pas disparu pour autant, mais du moins ont-elles été réduites de façon significative. Il y a quelques années, Turcs, Palestiniens et Yéménites avaient déjà dû faire face à ces mêmes craintes; et non seulement, ils ont fini par souhaiter la présence de missions d’observation internationales, mais en plus, ils ont accueilli l’idée du Dialogue d’appui à la démocratie (DAD), initiative parmi celles nées lors du Sommet du G8 en juin 2004. Comme nombre de leurs homologues à travers le Monde arabe, les intellectuels égyptiens n’ont pas caché, au début, un certain scepticisme face à ces initiatives. Mais finalement, bon gré mal gré, ils ont dû reconnaître l’importance d’impliquer le monde extérieur. Bizarrement, ce sont bien les journaux de gauche qui ont été les premiers à clamer leur colère: où sont donc Bush, les Etats-Unis et l’Europe pendant la farce des présidentielles égyptiennes? Seront-ils aussi distraits, la prochaine fois, alors que la famille Moubarak s’apprête déjà à usurper les prochaines élections législatives ? Rôle pionnier Il s’agit bien là d’un SOS, un appel pour tenter de freiner ce que l’opposition égyptienne considère désormais comme une violation excessive de ses droits politiques. Mieux vaut tard que jamais. Ce qui nous mène directement au colloque de Rabat, du 1er au 3 octobre, organisé dans le cadre du Dialogue d’appui à la démocratie. Le Colloque réunira les représentants des gouvernements et de la société civile de l’ensemble des pays du Moyen-Orient élargi et de l’Afrique du Nord, rassemblés à cette occasion pour initier un dialogue entre eux et avec d’autres interlocuteurs occidentaux. Cette initiative représente une continuation aux réunions similaires qui ont eu lieu ses deux dernières années, respectivement au Maroc, au Yémen et en Italie. Le choix du Maroc, pour accueillir ce colloque, est une façon de reconnaître le rôle pionnier qu’a représenté ce pays au cours des dernières années, dans l’ébauche d’une réforme tous azimuts, s’essayant tant à l’intégration des islamistes modérés dans le jeu politique, qu’à l’ancrage de l’égalité hommes-femmes, par une nouvelle législation sur la famille ou à réparer les violations des droits de l’homme des années passées, à travers la Commission nationale pour la vérité, l’équité et la réconciliation. Tous ces efforts, pour se tourner vers l’avenir et abandonner les vieilles pensées conspiratrices et la xénophobie, sont salutaires et attendus de longue date. Le chemin parcouru en Egypte au cours de l’année dernière n’a peut-être pas répondu à nos plus grands espoirs et d’ailleurs n’est en rien comparable à ce que le Maroc a déjà pu accomplir en la matière. Malgré tout, c’est un premier pas, dans un très long voyage vers un réel changement. Le colloque de Rabat sera une grande opportunité d’échanger les expériences et le voyage du Caire à Rabat en vaut la peine. Un voyage à faire ensemble, pour s’embarquer vers un avenir plus libre et démocratique.





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