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« NOS INVESTISSEMENTS EN EGYPTE SONT UNE PRIORITE POLITIQUE »

Al-Ahram Hebdo - 13 décembre 2007 La ministre italienne du Commerce extérieur, Emma Bonino, était récemment en Egypte. Elle souligne l’intérêt qu’accorde son pays à l’Egypte et les projets de coopération en matière de formation des jeunes. par Névine Kamel Votre visite en Egypte s’est soldée par la signature de plusieurs accords de coopération. Quels en sont les domaines? En fait, je suis venue en Egypte dans le but de préparer les dossiers les plus importants du sommet présidentiel prévu en janvier : Le corridor vert, la création d’une université commune ainsi que d’autres projets de coopération économique et culturelle. A cet égard, nous avons signé quelques accords de coopération à travers la Banque d’Alexandrie dirigée par l’Italienne Saint Paulo. Il s’agit par exemple d’un crédit de 50 millions d’euros pour soutenir les importateurs et les exportateurs. De même, on a discuté d’une autre tranche d’échange de la dette et on a signé la deuxième phase du projet de la Roubiki : La zone industrielle située à 50 km du Caire et qui regroupe toutes les usines du cuir. L’Italie accorde un grand intérêt à investir en Egypte. Et ce malgré le fait que l’Egypte occupe la 126e place sur 180 selon le rapport international Doing Business. En plus des taux d’inflation et du chômage élevés et une pauvreté croissante. Comment expliquez-vous cela? Le gouvernement italien a relancé une attention toute particulière à la Méditerranée. Et à l’intérieur de cet espace, l’Egypte représente une priorité. Nous avons fait déjà des missions d’entreprises au Maroc, en Algérie, mais l’Egypte représente pour nous une idée de partenariat non seulement au niveau du développement économique, mais aussi culturel et politique. Il est vrai qu’il reste quelques points faibles à traiter comme vous le mentionnez, mais ces problèmes seront résolus. Vous savez, nous soutenons l’adhésion de la Turquie à l’UE même avec une procédure lente. Donc, pour nous, la zone de voisinage est une priorité politique. Et quand vous regardez la Méditerranée, c’est impossible de ne pas voir l’Egypte avec ses capacités et ses 80 millions d’habitants. C’est l’une des zones les plus fertiles de la Méditerranée surtout si on prend en considération sa position géographique avantageuse. Cette orientation vers l’Egypte n’inclut pas des intérêts économiques tels les sources d’énergie subventionnées ... Le gaz sans doute est l’une des causes qui nous pousse vers l’Egypte, mais cela existe aussi en Algérie. Il y a d’autres composantes plus importantes qui nous incitent à préférer l’Egypte. Sans doute, la dimension économique nous présente également un atout pour y investir et chez vous l’économie a fait preuve d’un véritable bond en avant ces dernières années. C’est ça qui nous importe le plus. Malgré la grande publicité qui a accompagné l’idée de créer un corridor vert entre les deux pays, ce projet traîne et n’a pas dépassé la phase des études. Quelles sont les causes d’un tel ralentissement? Le projet du corridor vert est très important pour l’Italie autant que pour l’Egypte. Il permettra d’exporter les produits agricoles égyptiens vers l’Italie, qui sera le portail de l’Egypte vers tous les pays européens. Mais, malheureusement, ce projet traîne jusqu’à maintenant. Il s’agit de questions techniques et non pas de choix politique. Les deux pays lui accordent un intérêt primordial et il sera un des thèmes principaux à discuter au cours du sommet présidentiel prévu en janvier. Car, il faut au moins préciser une date de début pour ce projet afin que des pas positifs et rapides soient pris. L’Italie applique un programme de formation pour les jeunes Egyptiens. De quoi s’agit-il et quels sont les secteurs prioritaires? Il existe en fait deux différents projets de formation. Premièrement, nous avons le programme pour le commerce international. Les jeunes reçoivent au début des cours de formation à notre siège à Rome avant de suivre une formation dans nos entreprises italiennes. Ils reçoivent d’abord une formation de base et ensuite ils se spécialisent dans un domaine particulier lors des stages dans les différentes entreprises. En fait, on a besoin de jeunes formés dans tous les secteurs : textile, ingénierie, tout. L’autre projet qui va démarrer et qui sera aussi l’un des dossiers importants au sommet est celui de l’université italo-égyptienne. Celle-ci aura un siège en Italie et un autre en Egypte. Elle dispensera des matières scientifiques et sa gestion sera paritaire entre l’Egypte et l’Italie. L’Italie s’intéresserait-elle à ces projets pour limiter le nombre des immigrés illégaux? Certainement. La question des immigrés illégaux inquiète non seulement l’Italie, mais aussi tous les pays européens. Ces projets de formation sont une composante très importante qui pourra réduire l’afflux des immigrés illégaux. D’autant plus que cela aide les employés temporaires en Italie à être mieux placés dans le contexte. Une formation technique avec une présence légale. Mais, je ne pourrai pas dire que c’est la seule solution ou la solution miracle mais une solution efficace. L’Italie adopte-t-elle des mesures spéciales vis-à-vis de ces immigrés? Quelles sont les conventions appliquées à cet égard? Tout d’abord, nous avons des règles européennes qui s’appliquent aux immigrés illégaux à l’intérieur de l’Europe. Par exemple, nous avons une directive que nous sommes en train d’appliquer qui prévoit qu’un immigré peut être renvoyé vers son pays d’origine quand il s’agit de problème d’ordre public, de sécurité ou de santé publiques. Et les procédures sont juridiques et appliquées au cas par cas. Pour les immigrés illégaux, il y a des conventions bilatérales entre le pays d’origine comme la Libye, la Tunisie, la Turquie, l’Algérie et l’Egypte. Ces conventions traitent d’une manière égale tous les pays et impliquent un système de réadmission des immigrés dans leur pays d’origine. Les pays de l’UE se sont mis d’accord récemment sur la nécessité de continuer à protéger le secteur agricole ainsi que les agriculteurs. Qu’en pensez-vous? Je pense qu’on a fait des pas en avant avec la réforme de la PAC (Politique Agricole Commune). Mais de mon point de vue, ce système est intenable financièrement. D’autre part, nous avons en Europe d’autres priorités d’investissement des fonds publics qui méritent plus les 40 % du budget consacré à la PAC, comme les inventions technologiques, le programme nucléaire. On peut par exemple avoir des projets de soutien aux zones fragiles comme les communautés des montagnes ou aux endroits où l’agriculture artisanale et non pas industrielle aide plus à la préservation du territoire. En gros, je pense qu’il vaudrait mieux réduire les subventions accordées à la politique agricole, pour avoir de l’argent à investir dans les secteurs innovateurs de la science, de la technologie, de la femme, du nucléaire ... Mais, c’est une opinion tout à fait personnelle qui ne fait pas des partisans nombreux en Europe. Chaque pays a son intérêt. Mais cette politique agricole ne mènera-t-elle pas à un manque de crédibilité entre les pays européens et ceux en voie de développement? Les pays en voie de développement, eux-mêmes, ne partagent pas tous les mêmes intérêts. Par exemple, quand on a ouvert le marché à différents éléments de production même agricoles pour les pays les plus pauvres et les moins avancés, là c’était toute une bataille. Les pays moyens n’étaient pas contents. Donc, on est à mi-chemin d’une évolution à mon avis un peu trop lente. L’idée de l’Union méditerranéenne, dont le président français Sarkozy est le promoteur, n’est pas très claire. De quoi s’agit-il et quelle est la position de l’Italie vis-à-vis de ce projet? Moi-même, je connais le titre que le président français utilise très souvent, mais je ne connais pas les sous-titres ni le contenu. L’Egypte demande actuellement à ses partenaires européens, surtout avec l’envolée des cours du pétrole, de revoir à la hausse le prix du gaz (75 dollars) qu’elle exporte vers l’Europe. L’Italie prendra-t-elle en considération une telle demande? C’est un problème économique qu’on discute. Mais je ne pense pas que l’Italie ou tout autre pays européen acceptera une telle modification. Ce sont des accords déjà signés et l’accord est un accord.





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