sito in fase di manutenzione: alcuni contenuti potrebbero non essere aggiornati
 
 maggio 2022 
LunMarMerGioVenSabDom
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031 
CAMPAGNE
MISSIONI

CERCA:

Ministero degli Affari Esteri

Living together - Combining diversity and freedom in 21st-century Europe [Report of the Group of Eminent Persons of the Council of Europe] PDF DOWNLOAD >>

DOCUMENTARIO DEDICATO DA AL-JAZEERA ALLA LEADER RADICALE EMMA BONINO

Cookie Policy

>> Il Quotidiano Radicale


UN ETE RADICAL

Alors, Emma, nous y revoilà? Oui, nous y revoilà. Nous sommes ici, comme il y a un an, pour demander des milliers d'inscriptions en 1994. Il y a tellement de chose à faire ensemble... Tellement de chose à faire, en 1994. Mais qu'avez-vous fait, l'année dernière? ...Eh bien, je pourrais te raconter beaucoup de choses, toutes les initiatives que nous avons mis en chantier, ou qui ont déjà été réalisées... mais c'est ce journal-quotidien qui le fera, d'une manière diffuse. Nous l'envoyons à tous les inscrits de 1993, pour renouveler avec eux notre rapport de confiance. Je me contenterai de te raconter deux semaines de travail. Des semaines qui n'ont rien d'extraordinaire et qui ressemblent à tant d'autres semaines de ces derniers mois. Mais c'est la meilleure réponse que je peux donner à ceux qui me demandent un compte rendu. Derrière des choix, derrière des initiatives apparemment simples, il y a des heures et des jours et des mois de travail. Mais suivons un ordre: prends un jour quelconque, par exemple lundi 17 mai. Le matin, réunion avec Pannella, Stanzani et Vigevano. Je devais partir pour New York, pour rencontrer des fonctionnaires des Nations Unies. J'avais prévu de prendre un vol direct, mais je le perds à cause de la réunion. J'arrive à l'aéroport de Fiumicino à 13h30. Il pleut des cordes, Fiumicino est bloqué. Je saute dans un avion pour Londres, de là je pourrai continuer sur New York. L'avion part avec deux heures de retard, et celui de Londres avec encore quatre heures de retard. A Londres aussi il pleuvait des cordes, et les terminaux des ordinateurs avaient sauté, vous pouvez imaginer la confusion... Je débarque à New York à minuit heure locale, c'est-à-dire à six heures du matin en Italie. Réunion immédiate à l'hôtel avec la personne que j'avais envoyé le jour avant pour prendre des contacts. Tout semble en ordre. Du lundi au jeudi, aux Nations Unies, j'affronte quelque chose comme dix-huit ou dix-neuf entrevues avec les plus hauts fonctionnaires. J'examine avec eux toute une série de thèmes, notés pour mon rapport à l'Assemblée de Sofia. Il y a plus ou moins tout le programme de deux ans du parti transnational: la réforme de l'ONU, la question du peacekeeping (et pas uniquement pour la Somalie), comment mettre au point et créer les instruments légaux, juridiques, institutionnels, nécessaires à la politique de la Communauté, les thèmes des droits de l'homme, les problèmes de l'environnement dans le contexte international. Et ensuite les thèmes spécifiques du Tribunal ad hoc pour la ex-Yougoslavie, la drogue... J'explore pour finir la possibilité de demander ou pas le statut consultatif ONU pour le parti; et, pour finir, comment réaliser des liaisons télématiques entre les N.U. et Agorà. Finalement, le mardi je suis reçue par le secrétaire de l'organisation Boutros Boutros Ghali. En dehors de l'ONU, je participe - si mon souvenir est bon - à six rencontres de travail dans différentes sortes de fondations, comme la fondation Rockfeller par exemple. Je ne te raconte qu'une autre chose, pour conclure: pour rencontrer une certaine personne, le samedi matin, j'ai été obligé de faire environ cent kilomètres en voiture. Sans parler des dîners plus ou moins de travail, les rencontres avec certains milieux italiens, ne fut-ce que pour tâter le pouls de la situation, comprendre, etc. Je n'aurais surement pas réussi, je dois le dire en toute honnêteté, si l'ambassadeur et toute la mission n'avaient pas suivi, et même précédé et préparé mes déplacements, les rencontres, les rendez-vous... Finalement, samedi après-midi je peux rentrer à New York pour repartir. Entre une chose et l'autre j'ai perdu, pour changer, l'avion de l'Alitalia, et je dois me contenter d'un avion un peu de fortune, en conditions pitoyables, presque sans aucun confort. Et finalement je rentre dimanche matin à Rome, où on m'a déjà fixé une réunion pour l'après-midi... Je suis terriblement fatiguée, mais j'ai jeté les bases de mon rapport pour Sofia, le projet transnational peut avancer sur des rails surs, même s'ils sont difficiles. ... et puis, trois jours en Amérique du Sud, à Buenos Aires. Premier août, dimanche. L'avion part à minuit, j'arrive à Buenos Aires lundi à 8h, heure locale. Treize heures de vol. La séance, le rendez-vous pour lequel je suis là commence à 10h à peu près. Il s'agit de la première rencontre des parlementaires latino-américains sur les thèmes du trafic de stupéfiants, de la drogue, etc. J'ai été invitée à faire une relation sur le thème: "Lutte contre le trafic de stupéfiants: répression ou légalisation?" pour inaugurer un débat qui s'annonce manifestement assez dur. Je viens d'arriver, avec ma valise et mon ordinateur, et je m'aperçois que l'enveloppe que j'avais envoyé une semaine auparavant, avec tous les documents, les papiers, les notes pour soutenir la discussion, a été égarée par les postes italiennes. Je suis désespérée, je ne sais pas comment faire. En outre je suis seule, pour faire économiser le parti... Heureusement dans l'avion j'ai bavardé avec quelqu'un de gentil. Je lui demande son aide, et il s'offre pour me donner un coup de main: par téléphone, fax et modem je me fais envoyer de Rome certains documents essentiels, et lui me les fera photocopier et les mettra en ordre... Il me fera aussi préparer du papier à en-tête et des cartes de visite avec un photocopieur, elles me seront très utiles... Après des photocopies, des fax frénétiques et des messages par modem, etc., je réussis en quelque sorte à suivre le débat. Il y a entre autre en jeu la candidature de l'Argentine à la leadership du monde prohibitionniste latino-américain. Le président et organisateur de l'assemblée, Varela Cid, qui est un de nos inscrits, m'avertit que je serai seule pour défendre les raisons de l'anti-prohibitionnisme, les deux autres personnes qui auraient dû m'aider ayant disparu. Je rencontre ici et là des députés, colombiens, argentins, etc., qui en privé m'assurent qu'ils sont anti-prohibitionnistes, mais qui me confessent n'avoir aucune intention de sortir à découvert, de se prononcer publiquement: ils ont une peur folle, ça se comprend... Vers minuit je réussis à aller dormir. Mardi, les photocopies des documents reçus par fax sont finalement prêtes ( le correspondant des postes italiennes, Puerta a Puerta International, est totalement introuvable, en ville on ne le connaît guère...). Je déjeune chez l'ambassadeur: là-bas, on m'avertit que mon intervention, qui était prévue pour le lendemain, a bel et bien été avancée à l'après-midi même. Panique. Je cours à l'Assemblée, je fais mon intervention, la discussion s'ouvre: elle durera quatre heures. Ce fut terriblement fatiguant, pas tellement à cause des arguments des adversaires, mais plutôt parce que, entre autre, il n'y a pas de traduction simultanée. Il n'y a que les prohibitionnistes qui parlent, pas un chat qui ose défendre les positions prohibitionnistes. Parmi mes adversaires, le fonctionnaire de la DEA, évidemment. A huit heures du soir, l'histoire se conclut. Mais je suis entourée par les anti-prohibitionnistes, ceux qui jusqu'alors s'étaient tus. Ils me donnent leurs cartes de visite, et en échange je leur donne celles que j'ai photocopié quelques heures plus tôt. Je n'ai même pas la soirée pour me relaxer, au dîner officiel des délégations. Un supplément, enflammé, de discussion acharnée éclate avec mes voisins de table, trois heures durant... Mercredi matin, on recommence à travailler. Le président décide de faire organiser une sorte de référendum parmi les présents. La question est plus ou moins la suivante: "Etes-vous favorables ou contre la légalisation?". Naturellement, je me rends compte tout de suite que la question est mal posée: je me donne du mal mais je ne réussis pas à la faire changer. Au scrutin, c'est presque un triomphe, tout à fait inattendu: environ 30% des réponses sont en faveur du choix anti-prohibitionniste, en définitive ces réponses me donnent, ou nous donnent raison. En attendant, et heureusement, j'avais été littéralement assaillie par les journalistes. La presse avait donné beaucoup de relief à la situation italienne, mais certainement pas selon notre interprétation. Les thèses exposées par les journaux reflétaient plutôt celles de la représentante du gouvernement italien, madame Liliana Ferraro: " On s'aproche de l'échec de la mafia, et une fois la mafia vaincue, il sera facile d'arriver à la victoire sur le narcotrafic, etc". Je me fais en quatre pour expliquer que la mafia n'a absolument pas été vaincue et que le narcotrafic prospère et que sa fin n'est pas du tout imminente... Mais je dois reconnaître que madame Ferraro se comporte très bien, avec beaucoup de fair play. "Je ne suis pas d'accord avec les thèses anti-prohibitionnistes - dit-elle en substance - mais elles sont dignes de respect et d'attention". A une heure, finalement, les portes se ferment, et à 15h 30 je peux reprendre l'avion pour Rome, où j'arrive le lendemain à deux heures de l'après-midi. Mais je dois courir à la Chambre, où je dois intervenir, et je serai même applaudie... C'est suffisant? Huit ou neuf mois se sont écoulés depuis la campagne d'inscriptions, une infinité de journées toutes à peu près comme celles-ci, pour moi et pour mes camarades... ... crois-tu que je puisse demander sereinement, aux trente-sept mille inscrits de février, de s'inscrire aussi pour 1994?





Altri articoli su:
[ Droghe ]

Comunicati su:
[ Droghe ]

Interventi su:
[ Droghe ]


- WebSite Info