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Living together - Combining diversity and freedom in 21st-century Europe [Report of the Group of Eminent Persons of the Council of Europe] PDF DOWNLOAD >>

DOCUMENTARIO DEDICATO DA AL-JAZEERA ALLA LEADER RADICALE EMMA BONINO

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C'EST NE PAS UN MESSIE

Le Temps - 9 novembre 2008 Pour Emma Bonino, ancienne commissaire européenne, ce changement pourrait être un formidable accélérateur. by Richard Werly La victoire éclatante de Barack Obama est fêtée avec effusion de ce côté-ci de l'Atlantique. Parce que c'est aussi une victoire européenne? N'allons pas trop loin et méfions-nous de l'«obamamania». On est en train de mettre dans cette élection américaine toutes nos attentes, nos espoirs, et aussi nos frustrations. Barack Obama n'est pas un messie venu pour résoudre les problèmes du monde. Il vient d'être élu président des Etats-Unis, avec, devant lui, l'énorme écueil de la crise financière et, derrière lui, ce boulet terrible qu'est l'image désastreuse de son pays à l'étranger après huit années de présidence Bush. Que l'Europe veuille tourner la page est une chose. Mais qu'avons-nous à proposer pour changer d'ère? Nous ne sommes tout de même pas en très bonne santé. Notre économie est à plat. L'Union européenne est en panne institutionnelle. Des crises récurrentes, comme la tragédie du Congo, nous sautent de nouveau à la figure. Le miroir Obama ne nous renvoie pas un reflet si flatteur. D'où, sans doute, notre fascination pour ce grand changement américain? L'effet «changement de génération» joue à plein. Car Barack Obama est, à tout point de vue, un président d'un nouveau type pour les Européens. Il y a bien sûr son jeune âge, son entrée récente en politique, son ascension météorique, mais aussi ses méthodes de campagne, sa façon de parler, son recours massif à l'Internet pour drainer des fonds et convaincre les Américains. C'est cet enthousiasme que l'Europe envie. Va-t-il, en revanche, regarder en priorité de ce côté-ci de l'Atlantique? J'en doute un peu. Je le vois plutôt tendre très vite la main à l'Asie. C'est à nous, Européens, d'agir et de montrer que nous sommes à la hauteur. Comment? En nous comportant comme des adultes. On ne pourra pas s'engouffrer dans la brèche ouverte à Washington avec notre Traité de Lisbonne qui ne va nulle part, notre politique étrangère qui n'existe pas, notre piteuse défense européenne. Paradoxalement, le choc de la crise financière nous a offert une occasion de leadership, sous présidence française. Mais sans un renforcement institutionnel de l'UE, pas de future réussite transatlantique. Vous avez été commissaire européenne. Sur quel sujet la nouvelle Amérique et l'Europe peuvent-elles remporter rapidement des succès communs? J'éliminerais d'abord le mot rapidement. Il nous faudra plutôt attendre la fin 2009. Outre l'Afghanistan, sur lequel nous butons tous ensemble et qui, je l'espère, profitera d'une meilleure coopération entre Bruxelles et Washington, je pense que la lutte contre le réchauffement climatique peut devenir «la» bataille commune. Tous les éléments du changement promis par Obama se retrouvent là: la nécessité d'une solution multilatérale, l'impact économique, les opportunités technologiques. Son élection peut jouer en la matière un formidable rôle d'accélérateur. Y compris pour l'Union européenne. Car l'enjeu, sur tous ces fronts, est de prouver à Washington que l'Europe parle et décide d'une seule voix.





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