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CES FEMMES QUI EXIGENT DE PARTICIPER AUX AFFAIRES...

par Erich Inciyan et Georges Marion Rarement la cause des femmes afghanes - sans doute plus de la moitié de la population, compte tenu des innombrables victimes masculines des combats - aura eu droit à autant de publics choisis que ce jeudi 29 novembre. "Quelques mâles afghans ont eu l'air de tomber de la lune en nous entendant", raconte la sénatrice belge Anne-Marie Lizin, après son intervention devant les délégations afghanes au château du Petersberg. Entourée de deux autres influentes féministes, la Suédoise Britt Teorin et l'Allemande Karen Junker, Mme Lizin était venue rappeler aux négociateurs afghans que la cause des femmes n'est pas une rubrique accessoire pour la communauté internationale. Puis les deux représentantes du Front uni (foulard noué sous le menton pour cacher leurs cheveux) et leurs deux homologues du groupe royaliste de Rome (foulard relâché à la manière de Benazir Bhutto) ont pris la parole. "Chacune a parlé longuement. Elles ont toutes dit leur refus du système des talibans, en parlant avant tout de l'interdiction d'étudier, de travailler et de se faire soigner", rapporte Anne-Marie Lizin, qui était invitée par le représentant de l'ONU pour l'Afghanistan, Lakhdar Brahimi. Pour se démarquer des talibans ou pour s'attirer la manne de la communauté internationale, les principales délégations afghanes (Front uni et délégation royaliste de Rome) joueront-elles la carte de la libération des femmes ? La parlementaire belge a invité les négociateurs à intégrer dans leur résolution finale une Déclaration des femmes européennes qui demande "d'ouvrir la porte aux droits des femmes" et de s'engager à "promouvoir l'éducation, la santé et le droit au logis". Le texte se veut suffisamment équilibré pour ne pas prendre de front les hommes d'Afghanistan. Devant la presse internationale, un peu plus tard, Britt Teorin n'a pas eu cette prudence, en réclamant un quota "de 40 %" pour les femmes dans les futurs gouvernements et assemblées d'Afghanistan, "y compris dans les villages". C'était décidément la journée des Afghanes. L'ex-commissaire européenne Emma Bonino, du Parti radical transnational, et la présidente de l'assocation Negar de soutien aux femmes d'Afghanistan, Shoukria Haidar, ont réclamé leur "participation significative" dans les futurs gouvernement et Parlement du pays. "Il y a des milliers de femmes afghanes diplômées capables de participer à la Loya Jirga (assemblée traditionnelle) et aux conseils dans les régions", affirme Mme Haidar, Afghane réfugiée en France. "Avant les talibans et les décrets du mollah Omar, l'islam en Afghanistan n'allait pas à l'encontre des droits des femmes". "ÉGALITÉ DES DROITS" Arrivés au pouvoir à Kaboul, les talibans ont instauré une ségrégation qui leur a interdit de travailler et d'étudier ; de sortir sans être accompagnées d'un homme de la famille, sans raison valable et sans burqa ; d'être soignées par un homme ; de voyager, d'aller au hammam, de porter des chaussures blanches, etc. Pas question, dit Shoukria Haidar, de voir revenir dans les ministères des responsables qui ont appliqué ces textes édictés au nom de la "Promotion de la vertu et de la répression du vice". "De la même façon que les talibans avaient pris ce décret, il faut que le nouveau gouvernement d'Afghanistan se prononce pour les droits des femmes", estime Shoukria Haidar. Membre de la délégation royale de Rome et fille de l'ancien premier ministre Mohammed Yusuf, Rona Mansuri a rappelé que la Constitution promulguée sous le règne de Zaher Chah avait accordé "l'égalité des droits" aux deux sexes et que des femmes siégeaient au Parlement : "Maintenant l'Afghanistan est une nation de veuves et de mendiantes", dit-elle. "Sous les talibans, des femmes ont résisté, menant leur propre djihad pour la justice et la paix", a salué la militante pour les droits de ses "sœurs", qui est réfugiée en Allemagne. S'agissant du port de la burqa, il reviendra à elles de décider. "Ce n'est pas aux hommes de penser pour moi. Comme femme musulmane et comme Afghane, je sais ce que ma religion et ma culture me disent", a-t-elle déclaré. Y aura-t-il des femmes dans le prochain gouvernement du pays ? "Je suis là pour m'en assurer".





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