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Living together - Combining diversity and freedom in 21st-century Europe [Report of the Group of Eminent Persons of the Council of Europe] PDF DOWNLOAD >>

DOCUMENTARIO DEDICATO DA AL-JAZEERA ALLA LEADER RADICALE EMMA BONINO

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OLIVIER LA FRONDE

par Xavier Diskeuve Il vient d'ajouter à son palmarès quinze jours en prison au Laos. Belge élu en Italie, Olivier Dupuis est un député européen frondeur et atypique. OLIVIER DUPUIS, député européen. Le nom vous dit bien quelque chose, mais quel parti belge l'a propulsé à Strasbourg, vous demandez-vous? La réponse est: aucun. Olivier Dupuis est l'un des trois membres du Parlement européen a s'être fait élire dans un autre pays de l'Union, à l'instar de l'Allemand Daniel Cohn-Bendit élu en France, ou de l'Italienne Monica Frassoni, élue chez nous sur la liste Écolo. Natif d'Ath, licencié en sciences politiques, Olivier Dupuis, 43 ans, est un des élus du Parti radical transnational, formation italienne inclassable, réputé pure et dure et volontier anticonformiste. Son actuelle figure de proue est l'ancienne commissaire européenne Emma Bonino. Olivier Dupuis serait donc un peu comme ces footballeurs ou artistes belges dont on découvre qu'ils jouent en première ligne à l'étranger, sans qu'on les ait vu émerger auparavant dans leur propre pays. "C'est vrai. Je n'ai jamais exercé de mandat en Belgique. Je pense parfois à intégrer le paysage politique belge. J'aurais eu des affinité avec Ecolo, par exemple. Mais depuis toujours, le partir radical correspond parfaitement à mes aspirations." Car Olivier Dupuis a un besoin irrépressible d'action et de voyages. Il pratique le militantisme non violent comme d'autres font du parapente. Chez lui, se faire emprisonner dans un pays totalitaire semble aussi naturel que pour Alain Huber traverser le pôle Nord avec des raquettes aux pieds. Son palmarès est éloquent. Inscrit dès 1981 chez les Radicaux italiens, il milite sur tous les fronts. En 1982, il passe trois jours en prison à Prague pour distribution de tracts en faveur de la démocratie. En 1985, il mène le même genre d'action en Croatie et est incarcéré à Dubrovnik. Mieux : cette année-là, en Belgique, il défraye la chronique en refusant à la fois le service militaire et l'objection de conscience au prétexte qu'il veut « participer à la défense de son pays mais de façon non militaire ». Récompense : deux ans prison « pour désertion », et onze mois de mise à l'ombre effective. Le personnage est tout entier dans cette démarche un besoin congénital d'aller jusqu'au bout de ses opinions, au péril souvent de son intégrité physique. En 1991, alors que la Communauté européenne refuse la reconnaissance internationale aux républiques d'ex-Yougoslavie, il se rend avec d'autres militants radicaux dans les tranchées de la ville assiégée d'Osiiek et y prend la parole, vétu d'un uniforme croate. En 1994, il fait 28 jours de grève de la faim pour que soient jugés devant un tribunal international les crimes de guerre commis en ex-Yougoslavie. Successeur de Marco Pannella En 1996, il devient député européen, suppléant l'un des fondateurs du Parti radical, Marco Pannella. Il conserve le siège en 1999, après s'être présenté aux élections dans la circonscription de l'Italie Nord Occidentale (Milan-Turin). Les moquettes strasbourgeoises n'ont pas engourdi le bourlingueur activiste. Olivier Dupuis n'est pas devenu là-bas un militant de salon vivant sur le prestige de ses exploits passés. Il est resté ce grand escogriffe frondeur qui bataille sur tous les fronts, pour le Tibet, la démocratisation du Vietnam ou l'inculpation du tyran Milosevic. Son nom est réapparu discrètement le mois dernier dans les journaux, avec l'annonce de son emprisonnement au Laos. Quinze fours de " préventive " subis à la suite d'une manifestation commise avec d'autres radicaux, et suivis dune condamnation à deux ans de prison avec sursis (lire ci-dessous). Pour Olivier Dupuis, il faut payer de sa personne pour faire bouger les choses. "Un pays comme le Laos sait manier les faux-semblants, séduire l'Union européenne avec des projets de développement bien emballés qui sont certes louables et utiles mail qui masquent le fait que, derrière cette façade, ce pays ne respecte pas les libertés fondamentales". À Strasbourg, son incarcération a frappe les imaginations: "J'ai reçu beaucoup de manifestations de sympathie". Son retour a été suivi d'un débat parlementaire et d'une conférence de presse: "Si on ne fait pas de temps en temps une action de ce genre, conclut-il, ça ronronne au parlement...". "Nous dissuader de revenir" V.A.: Sur le plan médiatique, votre séjour en prison au Laos est passé un peu inaperçu. Déçu? Olivier Dupuis: Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment le cas. Sur le site internet du Parti radical, on a recensé environ 250 articles évoquant l'affaire. il y a eu des échos dans presque tous les journaux, et parfois des articles fort complets. En Italie, on en a beaucoup parlé, à Bangkok aussi. J'ai même vu des coupures de presse suédoise. Non, ce n'est pas passé inaperçu ... V.A.: Que vouliez-vous dire, en vous exposant délibérément à une incarcération au Laos? Olivier Dupuis: Avec mes compagnons, nous voulions rappeler l'existence de ces cinq étudiants qui depuis deux ans attendent un jugement. Nous avons reproduit et distribué là-bas le tract pour lequel ils avaient été arrêtés. Nous nous attendions à être retenus quelques jours, mais il semble qu'on nous a gardé plus longtemps pour nous dissuader de revenir trop souvent (rires) Le Laos vit sous la chape de plomb d'un régime clepto-communiste, qui pratique l'emprisonnement arbitraire et qui oublie ses prisonniers. Nous en avons rencontrés, là-bas, en prison. Des gens qui attendent depuis des années un procès. Il y a même un entrepreneur belge, Eddy Debaens, qui s'est fait arrêter après qu'une société qui lui devait l'argent ait corrompu la police pour le mettre hors-jeu. A.V.: Le Laos, c'est important. Mais dans le grand cirque de l'actualité internationale, ce n'est pas vraiment "tendance" pour l'instant... Olivier Dupuis: Il faut voir ca dans un contexte de long terme. Le Laos est, certes, un cas parmi d'autres et pour le moment, l'Afghanistan est le centre du monde. Mais voilà quelques années, avec le Parti radical, j'ai participé à toute une série d'actions concernant l'Afghanistan. Emma Bonino s'y était rendue pour témoigner notamment des conditions de vie imposées aux femmes. À l'époque, c'est 1'Afghanistan qui n'était pas " tendance "... Repères o Naissance à Ath en 1958. o 1981. Inscription au Parti Radical Transnational. o 1982. Trois jours de prison à Prague pour distribution de tracs. o 1985. Trois jours de prison à Dubrovnik pour distribution de tracts. o 1985. Condamnation à deux ans de prison en Belgique pour désertion .. o 1993. Élu president du Conseil général du Parti Radical Transnational. o 1996. Devient député au Parlement européen après la démission de Marco Pannella o 1999. Élu député européen en Italie, toujours sur la liste radicale. o 2001. Quinze jours de prison au Laos pour manifestation jugée subversive.





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