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SOUDAN : UNE INSUPPORTABLE INDIFFÉRENCE

Le Figaro - 3 juin 2004 Des informations de plus en plus alarmantes nous parviennent du Darfour, la partie ouest du Soudan. Depuis l'insurrection, début janvier 2003, de deux mouvements, le Sudan Liberation Army et le Justice and Equality Movement, contre le pouvoir central de Khartoum, les populations civiles composées de Noirs musulmans des tribus Fur, Massalit et Zaghawa subissent massacres, viols, pillages et déplacements forcés. Ces attaques sont le fait des milices arabes, les Janjaweed, soutenues par l'armée soudanaise, qui pratiquent une véritable politique de purification ethnique.
En quelques mois de 10 000 à 30 000 personnes ont été assassinées, 1 million ont été déplacées, fuyant leurs villages brûlés, et 120 000 se sont réfugiées au Tchad voisin, poursuivies par les Janjaweed. Le rapport de mission en date du 7 mai 2004 de Bertrand Ramcharan, haut commissaire pour les droits de l'homme à l'ONU, parle «de violations massives des droits de l'homme qui pourraient constituer des crimes de guerre et/ou des crimes contre l'Humanité». Le Soudan vient d'être élu membre de la Commission des droits de l'homme de l'ONU...
L'arrivée prochaine de la saison des pluies, alors que les récoltes ont été systématiquement brûlées, le bétail abattu, les systèmes d'irrigation détruits, pour être sûrs que les villageois ne reviennent pas chez eux, fait craindre le pire pour les prochaines semaines. L'aide humanitaire est entravée systématiquement par le gouvernement de Khartoum. Les tracasseries administratives se multiplient alors que la situation sur le terrain empire de jour en jour...
Des négociations avaient été ouvertes à N'Djamena et un accord de cessez-le-feu a été signé le 8 avril, entre les rebelles et Khartoum. Mais les milices Janjaweed ne sont pas désarmées, l'aide humanitaire ne peut se déployer et les massacres continuent, dans l'indifférence générale de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité dit suivre attentivement les développements de la situation sur le terrain, mais semble dans l'expectative des négociations en cours avec la rébellion du Sud, menées par le SPLA de John Garang...
Pourtant, le spectre du Rwanda et l'impuissance de la communauté internationale devraient donner à réfléchir... «C'est la plus dramatique course contre la montre que nous ayons à l'heure actuelle dans le monde, a déclaré le 27 mai, le sous-secrétaire général aux Affaires humanitaires des Nations unies, Jan Egeland. Si nous perdons, des centaines de milliers de personnes, des femmes et des enfants pour la plupart, vont périr.»
Il y a maintenant urgence absolue pour sauver ce qui reste des populations du Darfour. La France s'honorerait d'inscrire à l'ordre du jour cette question au Conseil de sécurité, et de contraindre le gouvernement soudanais à :
– laisser libre accès à l'aide et aux travailleurs humanitaires, ainsi qu'aux observateurs des droits de l'homme ;
– garantir leur sécurité en désarmant les milices Janjaweed ;
– permettre le libre retour des déplacés dans leurs villages ;
– faire reconnaître qu'il y a eu au Darfour des violations massives des droits de l'homme, et que les coupables doivent être jugés ;
– entrer dans un processus politique pour trouver une solution durable au conflit du Darfour, le précédent des combats au Sud-Soudan montrant que l'aide humanitaire n'est pas en soi suffisante.
Si le gouvernement français pense, comme nous, que l'ONU joue toujours un rôle important pour la sécurité et le rétablissement de la paix, une occasion lui est offerte d'en faire la démonstration. Cette initiative sera soutenue sans aucun doute par l'ensemble des États démocratiques.
François Bayrou (ancien ministre, député, président de l'UDF), Emma Bonino (député européen, membre du directoire d'International Crisis Group), Bernard Kouchner (ancien ministre, député européen), Jack Lang (ancien ministre), Alain Madelin (ancien ministre, député), Jacky Mamou (médecin), Général Philippe Morillon (député européen) et Michel Rocard (ancien premier ministre, député européen).





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