sito in fase di manutenzione: alcuni contenuti potrebbero non essere aggiornati
 
 novembre 2019 
LunMarMerGioVenSabDom
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 
CAMPAGNE
MISSIONI

CERCA:

Ministero degli Affari Esteri

Living together - Combining diversity and freedom in 21st-century Europe [Report of the Group of Eminent Persons of the Council of Europe] PDF DOWNLOAD >>

DOCUMENTARIO DEDICATO DA AL-JAZEERA ALLA LEADER RADICALE EMMA BONINO

Cookie Policy

>> Arc en Ciel


POUR ERADIQUER LES MUTILATIONS SEXUELLES DES FEMMES

Arc en Ciel - 13 décembre 2011

par Emma Bonino (synthèse de Michel Rocher)

Des années d’efforts pour sensibiliser les décideurs politiques à la nécessité de mettre fin aux mutilations génitales féminines (MGF) pourraient se voir récompensées cette année, grâce à l’adoption lors de la 66ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies d’une résolution visant à les interdire dans le monde entier. Une initiative pour laquelle de nombreux Etats se sont engagés, démontrant ainsi leur attachement aux droits humains et en particulier aux droits des femmes. À l’appui de cet engagement, les dirigeants politiques de 42 pays ont signé un appel, lancé par le Comité Inter-Africain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF), Euronet FGM, l’association sénégalaise La Palabre et l’ONG internationale No Peace Without Justice (NPWJ), et publié le 15 novembre dernier dans l’International Herald Tribune. Parmi les nombreuses personnalités de premier plan qui appellent à une interdiction mondiale des MGF par l’ONU, on compte les premières dames du Burkina Faso, de Guinée Bissau, d’Ouganda, du Bénin, et d’Italie, plusieurs ministres, des lauréats du prix Nobel à l’instar de Nadine Gordimer et Desmond Tutu, ainsi que des parlementaires, dirigeants politiques et militants de la société civile des pays concernés par la pratique des MGF et au-delà. En effet, l’Union africaine est la seule organisation régionale qui ait abordé explicitement les mutilations génitales féminines dans un traité : le Protocole sur les droits des femmes en Afrique exige des Etats l’ayant ratifié d’adopter toutes les mesures politiques et législatives nécessaires pour éliminer complètement les MGF. De même, les plus hautes autorités confessionnelles du continent ont déclaré qu’aucun fondement religieux ne saurait justifier la pérennité de cette pratique. En dépit de cette dynamique positive, chaque année environ 3 millions de femmes et de filles continuent d’en être victimes, de voir leur dignité bafouée et leur vie marquée par des dommages physiques et psychologiques irréversibles. L’Assemblée générale de l’ONU doit se prononcer de manière claire et explicite en consacrant la condamnation universelle de la communauté internationale de cette atteinte à l’intégrité physique et morale commise contre des millions de femmes et de filles partout dans le monde. Une résolution de l’ONU interdisant les MGF aurait, en effet, des implications importantes au niveau global. Tout en renforçant l’importance des déclarations précédentes de l’ONU visant à protéger les droits des femmes, elle aurait pour effet de consolider les lois existantes qui prohibent les MGF et de stimuler les Etats qui ne l’ont pas encore fait d’emboîter le pas aux autres en vue de faciliter l’élimination de cette pratique inutile, nuisible et obsolète. En outre, une résolution de l’ONU pourrait contribuer de manière significative à un changement global dans la perception des MGF comme une violation des droits fondamentaux de la personne humaine, au lieu de les confiner à un strict problème de santé publique voire de les «légitimer» au nom de prétendus arguments culturels ou religieux. C’est un changement de perspective que les défenseurs des droits des femmes ont promu avec ténacité depuis plus de deux décennies. Plus important encore, cette résolution procurerait une légitimité accrue aux efforts des milliers de militants qui oeuvrent aux niveaux national, régional et international pour voir la pratique des MGF reléguée dans les livres d’Histoire. Elle célébrerait le courage de celles et ceux qui ont osé braver les tabous et qui continuent à briser le mur du silence, afin que la respectabilité de la femme ne puisse plus se baser sur une cicatrice douloureuse contraire à ses droits en tant que personne. Ceci est, au fond, le noeud de la question : l’impact d’une résolution onusienne ne réside pas dans le retentissement de ses échos au sein des augustes palais de verre de New York ou de Genève, mais bien dans le changement qu’elle peut apporter à la vie de nombre de femmes et de filles, dont beaucoup n’auront jamais l’heur de les visiter, mais qui tournent leur espoir vers les Nations Unies, ses Etats membres et ses organismes pour les aider à rendre leur existence meilleure. Les efforts consentis pour sensibiliser sur les effets néfastes des MGF, soutenir les victimes et protéger les femmes et les filles qui sont à risque, en impliquant tous les secteurs de la société concernés, reçoivent un soutien considérable lorsque la communauté internationale s’exprime d’une seule voix et prend sans équivoque une position commune. Le moment est venu de nous joindre à tous ces courageux militants qui ont consacré leur vie à cette lutte et de demander, en signant l’appel sur www.banfgm.org, à l’ONU d’assumer ses responsabilités et de prendre, enfin, les mesures nécessaires afin de mettre un terme à cette violation des droits humains.

 

(*) Emma Bonino est membre du Parti Radical, Vice-Présidente du Sénat italien





Altri articoli su:
[ Africa ] [ Diritti Umani, Civili  & Politici ] [ Medio Oriente ] [ ONU ] [ Stop FGM! ]

Comunicati su:
[ Africa ] [ Diritti Umani, Civili  & Politici ] [ Medio Oriente ] [ ONU ] [ Stop FGM! ]

Interventi su:
[ Africa ] [ Diritti Umani, Civili  & Politici ] [ Medio Oriente ] [ ONU ] [ Stop FGM! ]


- WebSite Info