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EUROPE: RADISLAW SIKORSKI PRÔNE UNE "UNION POLITIQUE IRREVERSIBLE"

Le Monde - 19 octobre 2012

Le groupe de réflexion sur l'avenir de l'Europe lancé par Berlin, auquelvous participez, propose de donner aux institutions européennes plus depouvoir et de légitimité démocratique. Mais si l'on regarde la faible participation aux élections européennes, les Européens tiennent-ils vraiment à avoir une influence sur la politique de l'UE ?

Radoslaw Sikorski : C'est paradoxal. Il y a vingt ans, lorsque le Parlement n'avait rien à dire dans l'UE, les gens allaient voter. Aujourd'hui, alors qu'il a un rôle très important lors du vote du budget, les gens votent moins. Nous pensons que les Européens s'intéresseraient plus aux élections si elles étaient plus personnalisées. S'il y avait des listes électorales européennes. Si on élisait le président de l'Union au suffrage universel. Si le Parlement avait une plus grande influence sur la composition de la Commission européenne.

Peut-être est-ce parce que Bruxelles est perçue comme trop bureaucratique ?

La bureaucratie à Bruxelles, ce sont 32 000 fonctionnaires. En Grèce, l'Etat entretient 760 000 fonctionnaires, en Espagne 3 millions. En Grande-Bretagne, les douanes à elles seules emploient 82 000 personnes. Pour une bureaucratie au service de tout un continent, ce chiffre ne me choque pas.

L'avenir de l'Europe est-il de devenir les Etats-Unis d'Europe ?

L'Union sera unique. Je n'utilise pas le terme de "fédéralisme" parce que pour beaucoup de gens, ce mot renvoie à un transfert irréversible de souveraineté vers l'Union, ce que presque personne ne souhaite. Je préfère parler d'une union politique irréversible, dont nous négocierons les conditions.

Le groupe de réflexion propose d'élire au suffrage universel le président de la Commission. Les Etats membres vont-ils renoncer à cette prérogative ?

Cette méthode n'est pas transparente. Si les Européens veulent avoir des dirigeants dignes de ce nom, il nous faut trouver un mécanisme pour faireémerger des personnalités fortes. Et si nous devions continuer à appliquer la méthode de l'ONU, qui exige que tout le monde se mette d'accord sur tout, nous aurons des dirigeants onusiens.

Autre proposition du groupe : le président de la Commission décide seul de sa composition. Autrement dit, les Etats perdraient aussi leur influence sur les commissaires...

Les Etats membres gardent le droit de nommer leurs commissaires. Mais la Commission est trop nombreuse. Nous proposons que son président pourvoie les sièges avec des personnes désignées par les Etats membres en fonction de leur expérience et de leurs capacités. Les commissaires, divisés en "seniors" et "juniors", travailleraient ensemble au sein de groupes thématiques.

Le groupe de réflexion veut également que le Conseil de l'UE adopte les décisions à la majorité des voix et non à l'unanimité.

Nous nous sommes déjà mis d'accord sur beaucoup de choses mais cela, nous n'allons pas l'accepter. Notre problème, c'est justement qu'un grand nombre de décisions qui figurent dans le traité de Lisbonne n'ont pas été appliquées. Selon le traité, depuis l'année dernière, la collaboration renforcée dans le domaine de ladéfense – un autre pilier de l'intégration européenne – aurait dû commencer. Cela n'a pas été fait, et personne ne proteste. Un tel mépris des traités nous a conduits tout droit aux problèmes que nous connaissons avec l'euro.

Il y a un an, à Berlin, vous avez dit que vous aviez davantage peur de l'inaction allemande que de sa domination. Malgré cela, la crainte devant la puissance et le diktat de Berlin en Europe ne diminue pas...

Il me semble plutôt que les Allemands ne veulent pas donner leur carte de crédit. La puissance allemande serait acceptée par beaucoup si l'argent suivait sans condition. Bien entendu, il y a la question de la limite de la pression qui pèse sur les pays qui, pendant des décennies, ont repoussé les réformes nécessaires. La pression de Berlin sur l'austérité et les réformes est compréhensible, mais si elle est trop forte, elle risque d'étouffer la croissance, ce qui empêchera ces pays desortir de leur endettement. On a commis de très graves erreurs. Par exemple, lorsque l'on a accordé les premières mesures d'aide à la Grèce, on a exigé de très fortes coupes budgétaires en échange du prêt à un taux très élevé. Alors qu'ils devraient être préférentiels. Corriger ces erreurs va coûter cher à l'Europe.





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