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LE 13H (AVANT L'HEURE)

Le Huffington Post - 26 février 2013

par Guy Birenbaum

Ah les salauds!
Incroyable ces Italiens! Incroyables! Et indécrottables!
Depuis des mois et des mois, ceux qui pensent bien leur expliquent sur tous les tons, à longueur d'éditoriaux, de discours et de promesses, ce qui est bon pour eux: Mario Monti, la rigueur, l'austérité, l'euro...

Et les voilà, ces salauds, qui, profitant scandaleusement d'une élection, vous savez, ce truc "vieux-jeu" et un peu galvaudé, qui permet encore à chacun de décider librement de ce qu'il veut pour son pays, lorsqu'il vit en démocratie, cassent les plans tirés sur la comète pour leur bien, par les élites européennes.

C'est moche quand même!

Entre TéléBerlusconi, donné pour mort, il y a trois ou quatre mois, et le saltimbanque Grillo, "pas vu à la télé", uniquement approchable irl (meetings) ou en ligne (réseaux sociaux), Monti, ce héros, termine autour de 10%. Chapeau l'artiste!

Si j'avais autant de billets de 500 euros (je n'en ai aucun) que je lis et que j'entends prononcer les mots "populistes" et "populismes", depuis ce matin, je pourrais régler d'un coup la crise financière mondiale...
Faites le test, saisissez les mots magiques dans la barre de recherche de votre moteur préféré et vous allez crouler sous du "populisme" qui dégouline de partout... C'en est dégoutant...

C'est que, partout, lorsque la majorité d'un peuple (encore un gros mot) ne suit pas l'ordonnance qui lui a été prescrite par les Trissotin du cru, il souffre de ce mal profond et mortel. Et peu importe que "ceux qui savent" y agrègent des partis, des femmes, des hommes et des idées qui n'ont strictement rien à voir d'un pays à un autre...
Tous populistes!
À force de lire nos hebdomadaires, nous avions fini par croire que le "mal du siècle" était le mal de dos. Quelle erreur! Le mal du siècle, c'est le populisme, autrement nommable "mal des peuples" qui s'obstinent à ne pas voter comme ça arrange ceux qui radotent leurs éditos ou leurs discours.

En Italie, nous avons donc tous compris que Grillo et Berlusconi, et réciproquement, c'est le populisme.
En France, madame Le Pen est populiste. Monsieur Mélenchon aussi (lui s'en glorifie et l'assume, d'ailleurs, tentant de retourner l'opprobre). 
En Grèce, c'est un parti réellement néo-nazi, Aube dorée, qui est parfois présenté comme populiste.
En Espagne on parle de "populisme régional".
Je vous laisse compléter la liste à votre guise dans le monde entier. 
Vous en avez pour un bon moment !
Imaginez un peu, si tous les populistes du monde devenaient de bons copains et marchaient la main dans la main....

Tout le monde semble donc avoir perdu sa boussole, sauf ceux qui n'en ont jamais eu !
Comme s'il était sorcier de comprendre et d'anticiper que les cures et les potions ne passent pas. Nulle part ! Que les peuples, à genoux, humiliés, n'en peuvent plus et qu'ils l'expriment dans les urnes. 
Avant qui sait...

Alors puisque visiblement, nos élus, nos leaders, nos penseurs, nos experts ne comprennent pas ce qui se passe, j'ai une solution.
J'ai même LA solution.

Ne m'en veuillez pas, mais, pour l'exposer, je me vois obligé d'en passer par une courte parenthèse historique pour que chacun comprenne. Pardon d'avance...

16 juin 1953, Allemagne de l'Est. Les ouvriers du B√Ętiment de Berlin-Est arr√™tent de travailler sur le chantier de construction de la¬†Stalinallee - avenue de Berlin-Est qui menait √† l'est, vers la Pologne et Moscou.¬†
Ils protestent contre les nouvelles normes imposées par le régime (le détail est ici). Dix mille personnes se rassemblent donc devant le siège du gouvernement de la RDA, exigeant de parler au chef du gouvernement et au premier secrétaire du SED. La manifestation s'achève par un appel à la grève générale. Puis vient le soulèvement populaire dans toute la RDA. Mais une terrible répression menée par l'occupant soviétique va reprendre le dessus.

Un certain Bertold Brecht, considéré alors comme un penseur de la culture est-allemande écrit une sorte de poème, qui ne sera connu, malheureusement, que de manière posthume. Son titre est justement La solution (pour ceux que cela intéresse, ce lien formidable)
Brecht parlant de la répression terrible, contre le peuple est-allemand écrit :

"Après l'insurrection du 17 juin,
Le secrétaire de l'Union des écrivains
Fit distribuer des tracts dans la Stalinallee.
Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
Perdu la confiance du gouvernement
Et ce n'est qu'en redoublant d'efforts
Qu'il peut la regagner. Ne serait-il pas
Plus simple alors pour le gouvernement
De dissoudre le peuple
Et d'en élire un autre ?"

Dissoudre les peuples. 
En élire d'autres.

La voilà, donc, La Solution...





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