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GOUVERNEMENT LETTA: L'"EFFET BONINO" ET LE PRIX A PAYER

Les Echos - 27 avril 2013

par Pierre de Gasquet

Principale surprise du gouvernement italien d’Enrico Letta, 46 ans, annoncé samedi soir : la nomination d’Emma Bonino, 65 ans, aux Affaires étrangères. Angelino Alfano, proche de Berlusconi, est par ailleurs nommé vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur. Le gouvernement prêtera serment dimanche.

Le « miracle Napolitano a eu lieu». De l’inédit, plus de femmes et de jeunes et quelques inconnues sur la cohésion… Ainsi pourrait se résumer l’équipe gouvernementale qu’a révélée ce soir le nouveau Président du conseil italien, Enrico Letta, trois jours après sa désignation par le Président de la République, Giorgio Napolitano.

Principale surprise de la formation du gouvernement qualifié de « politique » par le chef de l’Etat: la nomination de l’ancienne commissaire européenne (et ex-secrétaire du parti radical italien), Emma Bonino, 65 ans, aux Affaires étrangères. En revanche, le ‘’prix à payer’’ pour la gauche : la nomination d’Angelino Alfano, secrétaire national du parti du Popolo della Libertà (PDL) et dauphin en titre de Silvio Berlusconi, comme vice-Président du conseil et aussi ministre de l’Intérieur.

L’Italie sort de sa torpeur

«C’était l’unique gouvernement possible dans l’intérêt du pays et de l’Europe», a commenté le Président de la République, Giorgio Napolitano, en appelant le Parlement à un «esprit de cohésion indispensable». Soixante jours après les élections des 24 et 25 février, l’Italie sort de sa torpeur. Enrico Letta, élu vice-secrétaire du Parti démocrate (PD) en 2009, devient l’un des plus jeunes chefs de gouvernement européens, à égalité avec le britannique David Cameron.

Le numéro deux de la Banque d’Italie, Fabrizio Saccomanni (Directeur général de la banque centrale depuis 2006), a été nommé à l’économie, tandis que le Président de l’Istat (Insee italien), Enrico Giovannini, hérite du poste de ministre de l’emploi, autre poste clef en période de récession. En revanche : exit les éléphants des partis traditionnels : Massimo D’Alema et Pier Luigi Bersani et aussi le Président du conseil sortant, Mario Monti, dont on parlait encore pour les affaires étrangères.

Pour la première fois dans l’histoire politique italienne : un ministre de couleur, Cécile Kyeng, une italienne d’origine congolaise de 44 ans, a été nommée au gouvernement où elle se voit confier le portefeuille de l’intégration.

Critique de l’austérité

«La situation est très difficile, fragile, inédite. Nous savons tous que cela ne peut pas durer (…) L’Italie doit continuer à faire pression pour que change la direction des politiques de l’Union européenne trop centrée sur l’austérité», a lancé Enrico Letta, tout en insistant aussi sur « l’urgence de la situation des PME » dans la Péninsule.

Les principales inconnues portent sur la cohésion du parti démocrate, dont une cinquantaine de «francs-tireurs» ont déjà manifesté leur insatisfaction sur l’alliance gouvernementale avec la droite de Silvio Berlusconi, et l’attitude du mouvement Cinque Stelle (M5S) de Beppe Grillo qui a affiché son « hostilité » de principe au gouvernement.





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