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CARTON ROUGE A FRANCOIS HOLLANDE "QUI NE CROIT PAS AUX ETATS-UNIS D'EUROPE"

Le Taurillon - 5 septembre 2013

François Hollande a déclaré dans une interview au Monde datée du 30 août 2013 qu’il ne croyait pas aux États-Unis d’Europe. Encore une fois, un dirigeant français marque son discours sur l’Europe par un manque d’ambition et de vision. Cela mérite un carton rouge.

par Fabien Cazenave

Dans les colonnes du Taurillon, on avait pris l’habitude de rouspéter souvent contre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Leur vision « gaullienne » de l’Europe où l’Union européenne n’était qu’un biais pour la France afin de garder son rang de « grande Nation ». L’arrivée d’un président de la République socialiste n’a rien changé finalement à notre énervement car il défend globalement la même vision.

Un président si français…

Dans son interview au Monde, voici ce que déclare François Hollande :

À terme, cette Europe pourrait-elle être fédérale ?

Je ne vois pas encore suffisamment de volonté de participer à un idéal commun. Je ne crois pas aux États-Unis d’Europe. Commençons à faire en sorte que les États soient unis pour l’Europe.

On ne peut être plus clair. François Hollande était considéré jusqu’à présent comme un pro-européen de forte conviction au sein du Parti Socialiste. Cette interview démontre qu’il n’en est rien. Il est typiquement un politique français qui refuse de penser l’Europe autrement que comme un marche-pied.

En fait, le président de la République est très satisfait de l’Europe actuelle où le Conseil domine le triangle institutionnel face à la Commission et au Parlement européen. C’est le pragmatisme cynique des dirigeants français qui savent bien que la France a plus de pouvoir en Europe quand l’initiative vient des « grands pays ». Mais est-ce anormal quand on sait que les dirigeants français sont nourris depuis qu’ils sont jeunes au biberon du « le monde attend la voix de la France » ou du « la France éternelle qui est membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU » ?

Dépasser la vision française de l’Europe

Tout cela est très logique… mais fort décevant. On a du mal à y croire venant de celui qu’on a présenté comme un des fils spirituels de Jacques Delors dans le club « Témoins ». Il se détourne de la construction européenne pour choisir une construction de droit international. L’Europe des États, ce n’est pas l’Europe, mais une alliance internationale. Le chef de l’État explique qu’une Europe d’avant-garde peut fonctionner à géométrie variable selon les sujets. Voilà une manière de complexifier l’Europe avec une construction molle que les citoyens ne comprennent plus.

C’est une vision où on est incapable de penser l’Europe au-delà de l’horizon national. Pourtant, dans un monde globalisé où les pays-continents sont de plus en plus développés, la France ne pèse pas grand chose à elle toute seule avec ses 60 millions d’habitants. Comme si les citoyens bulgares, polonais, allemands ou français n’avaient pas des intérêts en commun et qu’ils devaient s’exprimer uniquement du point de vue national ?

Le président de la République se fait avoir par l’impression de puissance se dégageant d’un Conseil européen. Oui, la France y pèse énormément. Oui, il fait avancer l’Europe, petit pas par petit pas, quand il se bat pour l’harmonisation fiscale ou la coordination économique. Mais l’Europe des diplomates n’est pas celle du XXIe siècle. Au contraire, elle nous renvoie à celle du XIXe et du Congrès de Vienne. À croire que l’Europe actuelle serait portée dans leur cœur par les citoyens européens…

Ne plus compter sur lui pour faire l’Europe

Alors on ne peut pas reprocher à un président de la République de faire en priorité ce pourquoi on l’a élu : défendre les intérêts français sur la scène européenne. Mais ne peut-on pas suggérer à François Hollande que l’intérêt général européen est aussi celui de la France à plus long terme ?

Il est à espérer que François Hollande se laissera forcer la main par ceux qui voudront réellement faire les États-Unis d’Europe. Il a ainsi déjà annoncé qu’il suivra le choix du groupe majoritaire au Parlement européen pour désigner qui sera président de la Commission européenne.

Peut-être alors reviendrons-nous sur ce carton rouge ? Car pour l’instant, le président de la République rejette l’idée même de construction européenne. L’Europe des citoyens n’est pas aussi séduisante pour lui que celle des États. N’attendons donc pas de lui qu’il porte le rêve européen. Les partisans de l’Europe doivent se mobiliser par eux-mêmes.






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