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GARE AUX SCEPTICISMES!

Le Taurillon - 8 novembre 2013

Eviter que les prochaines élections européennes ne se transforment de nouveau en un vote sanction de la politique nationale, c’est tout l’enjeu de la prochaine campagne qui s’annonce bien difficile en France. Il y a en effet un double scepticisme au sein de la population française : à l’égard de la Politique et des politiques, ainsi qu’à l’égard de l’Europe elle-même.

par Hocine Boutata

Je me suis interrogé sur les raisons de l’impopularité record de l’UE au sein de la population. J’ai donc entrepris d’identifier ces raisons grâce à un échantillon de personnes, autant que faire ce peu, représentatif. Plusieurs m’ont répondus de manière détaillée. Des jeunes, des plus âgés, des sans-emplois, des actifs, des personnes issues de l’immigration, des étudiants qui s’informent régulièrement, d’autres moins au-courant, des personnes de Droite, de Gauche, en un mot un échantillon le plus large m’ayant permis d’obtenir des opinions aussi diverses que possible.

Un sentiment anti-politique plus fort que jamais

Le premier enseignement que j’ai pu en retirer est, que tous autant qu’ils sont, ne croient plus ou du moins très peu en la Politique et aux politiques. C’est édifiant, pour eux le gouvernement actuel mais aussi les gouvernements précédents ne s’occupent pas des problèmes concrets de la vie de tous les jours. Ce sentiment ne date pas d’hier mais il est renforcé de manière drastique en période de crise. Un scepticisme record gagne donc légitimement toutes les franges de la population quant à la capacité des pouvoirs politiques à réellement innover, changer les choses pour le meilleur et avec courage sans se défiler sans cesse.

En quoi ce rejet de la politique nationale est-il dangereux pour l’UE ? Le délitement idéologique des partis traditionnels en France amène un manque de clarté de leurs politiques et donc une distanciation plus grande de la population à l’égard des politiques. Les extrêmes souvent très eurosceptiques apparaissent comme une alternative plus crédible que l’opposition traditionnelle ce qui en temps d’élection ne présage rien de bon.

L’Europe considérée comme trop éloignée

Le second enseignement que j’ai pu retirer de ces interviews est que la mauvaise gestion de la crise par l’Europe amène le peuple à la rejeter d’avantage. Dans l’inconscient national, quand quelque chose va bien c’est grâce au gouvernement quand quelque chose va mal c’est à cause de l’Europe. Voici quelques clichés qui ont encore de beaux jours devant eux quand on sait que le tout-austérité a été perçu par une large partie de la population comme la preuve ultime que l’UE, d’avantage que le gouvernement national, ne se souciait pas des soucis concrets de la population.

Les personnes interrogées ont largement l’impression que l’Europe est un concept trop lointain voire trop abstrait qui s’est fait sans eux et qui ne les concerne pas : « c’est un truc de politiciens ». Ce constat de désintérêt général est malheureux et très dangereux.

A qui la faute ? Pourrait-on se demander. Et au-delà comment éviter la catastrophe aux prochaines élections dans ce contexte ? Le manque criant de pédagogie et la démagogie manifeste des gouvernements nationaux amènent le peuple à croire des choses, via les médias, qui ne sont pas vraies en soit. D’abord il convient de ne pas oublier que la politique européenne est nettement le fait des différents Etats qui composent l’Union. Les gouvernements ne peuvent pas continuer à négocier des politiques au niveau de l’Union et s’en plaindre quand celles-là ne fonctionne pas.

Deuxièmement il faudrait amener les citoyens à comprendre que la politique appliquée au niveau de l’Union n’est que le reflet des personnes pour qui ils votent à la fois au niveau national mais surtout au niveau européen. L’abstention est telle à chaque élection européenne qu’il n’est plus possible pour les citoyens de se dédouaner eux aussi de leur responsabilité bien entendue moindre que celle des gouvernants.

L’enseignement principal de ces interviews avec divers citoyens européens nous amène, nous pro-européen, à mener cette campagne sur tous les fronts tant le mépris des citoyens pour leur Union est fort. Le combat contre ce double scepticisme est rude tant les croyances des citoyens erronées ou légitime sont profondément ancrées. Chacun a sa part de responsabilité dans ce combat. Il en va de la responsabilité des politiques nationaux de changer de discours et d’en revenir au but principal de la démocratie : le service du peuple, l’intérêt général. Il revient à l’Europe de se préoccuper d’avantage de ces citoyens surtout les plus défavorisés avant de les perdre à jamais.

Et il convient que les citoyens, bien que légitimement mécontents et insatisfaits de leurs gouvernants, prennent aussi leur responsabilité dans les urnes en tant que citoyens libres pour qu’enfin l’Union soit réellement représentative.

 





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