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DOCUMENTARIO DEDICATO DA AL-JAZEERA ALLA LEADER RADICALE EMMA BONINO

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AU CONGO, LE PROBLEME DES REBELLES HUTUS DOIT ETRE REGLE

LibĂ©ration - 12 aoĂ»t 2005 DĂ©putĂ©e au Parlement europĂ©en, ancienne commissaire europĂ©enne, et membre de l'International Crisis Group. par Emma Bonino L'existence permanente en rĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) de 8 000 Ă  10 000 rebelles hutus liĂ©s au gĂ©nocide de 1994 dans leur pays d'origine, le Rwanda, est aujourd'hui la source principale d'instabilitĂ© dans la rĂ©gion. Bien que trop faibles pour mettre en danger le gouvernement rwandais et bien que la plupart de ses membres ne soient pas eux-mĂȘmes des gĂ©nocidaires, les Forces dĂ©mocratiques de libĂ©ration du Rwanda (FDLR) donnent Ă  Kigali une justification constante pour ses menaces d'invasion en RDC. Elles demeurent pareillement un outil potentiel que les intransigeants de Kinshasa pourraient utiliser pour saboter le processus de paix dĂ©jĂ  fragile. Le 31 mars 2005 Ă  Rome, les reprĂ©sentants des FDLR ont annoncĂ© que le mouvement Ă©tait disposĂ© Ă  cesser son action militaire contre le Rwanda et Ă  retourner au pays. Cette dĂ©claration, issue de nĂ©gociations avec des reprĂ©sentants du prĂ©sident congolais Kabila commanditĂ©s par la CommunautĂ© de Sant'Egidio , a marquĂ© une ouverture inespĂ©rĂ©e et la possibilitĂ© d'en finir une fois pour toutes avec l'un des obstacles principaux Ă  la paix dans la rĂ©gion des Grands Lacs. Dans cette mĂȘme dĂ©claration, les FDLR ont dĂ©noncĂ© le gĂ©nocide rwandais et acceptĂ© de se soumettre aux instruments de la justice internationale. Plus concrĂštement dans le but de transformer leur combat militaire en lutte politique, les FDLR ont dĂ©clarĂ© que si elles Ă©taient assurĂ©es de «mesures d'accompagnement», elles se dĂ©mobiliseraient, rapatrieraient leurs troupes au Rwanda et pousseraient Ă©galement tous les rĂ©fugiĂ©s rwandais Ă  rentrer au pays. Les Ă©cueils seront toutefois difficiles Ă  aplanir. Le gouvernement rwandais, qui n'Ă©tait pas prĂ©sent lors de la rĂ©union de Rome, a toujours refusĂ© d'entrer en nĂ©gociations politiques avec un groupe qu'il considĂšre, non sans raison, comme criminel. De leur cĂŽtĂ©, les chefs des FDLR, peu enclins Ă  retourner dans un pays oĂč les uns se verraient emprisonnĂ©s et les autres perdraient biens et statuts, n'ont dans le passĂ© envisagĂ© ce retour que sur des conditions peu rĂ©alistes : la possibilitĂ© pour leur mouvement d'initier un dialogue interrwandais entre le parti au pouvoir Ă  Kigali, le Front patriote rwandais (RPF), et l'opposition en exil. La dĂ©claration de Rome revĂȘt tous les attraits d'une offre positive. Mais la rĂ©fĂ©rence Ă  des «mesures d'accompagnement» non dĂ©terminĂ©es suggĂšre que les conditions qui fĂąchent avancent Ă  couvert. Il reste toutefois dans l'intĂ©rĂȘt de toutes les parties de saisir toute occasion permettant un dĂ©sarmement pacifique des FDLR. Sans cela, la seule option sera militaire. Mais la nouvelle armĂ©e congolaise n'est pas encore prĂȘte Ă  mener Ă  bien une opĂ©ration de ce genre, qui aboutirait probablement Ă  de nouveaux dĂ©placements de civils. Laisser la situation pourrir n'est cependant pas une option : cela pourrait aboutir Ă  une crise plus grande encore par l'Ă©clatement de combats gĂ©nĂ©ralisĂ©s dans la rĂ©gion. La communautĂ© internationale doit se mobiliser pour faire pression. On peut s'Ă©tonner, en effet que, au lendemain de l'annonce par la Banque mondiale et le FMI de l'annulation de 1,4 milliard de dollars de la dette du Rwanda, le prĂ©sident rwandais s'empresse de menacer d'envoyer Ă  nouveau ses troupes au Congo. Les bailleurs de fonds ne doivent plus accepter ce genre d'affront : avec un montant annuel d'aide de plus d'un milliard de dollars ce qui correspond Ă  53 % du budget national du Congo et presque Ă  la moitiĂ© de celui du Rwanda, les donateurs ont une influence considĂ©rable. Et pourtant, en dĂ©pit des provocations rĂ©pĂ©tĂ©es, ils continuent d'apporter leur aide Ă  Kigali sans placer de conditions significatives. Le gouvernement rwandais n'a pas de meilleure solution Ă  l'heure actuelle que de saisir au vol la balle lancĂ©e par la dĂ©claration de Rome. Il devrait s'efforcer d'Ă©tablir un contact fiable avec les commandants militaires modĂ©rĂ©s des FDLR en les amenant par des incitations concrĂštes, voire pĂ©cuniaires, Ă  retourner au pays. De son cĂŽtĂ©, le gouvernement intĂ©rimaire de Kinshasa, qui hĂ©site encore sur la bonne marche Ă  suivre, doit contraindre les FDLR de tenir leurs promesses. Le but pour Kigali et Kinshasa devrait converger vers une marginalisation des intransigeants des FDLR. Quelle que soit la tournure des Ă©vĂ©nements, la nouvelle armĂ©e congolaise doit impĂ©rativement s'avĂ©rer prĂȘte Ă  une Ă©ventuelle offensive militaire contre les Forces dĂ©mocratiques de libĂ©ration du Rwanda au cas oĂč celles-ci devaient ne pas tenir les promesses de la dĂ©claration de Rome. Un effort de prĂ©paration militaire sĂ©rieux des Congolais aura le double avantage de retirer Ă  Kigali toute excuse d'intervention au Congo ainsi que de rappeler aux FDLR les consĂ©quences possibles d'un recul sur les promesses faites Ă  Rome.





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