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L'OPPOSITION EGYPTIENNE DENONCE LES FRAUDES ELECTORALES

Le Figaro - 9 septembre 2005 par Tangi Salaun Fidèle à l'image de trouble-fête qu'il entretient depuis six mois, Ayman Nour n'a pas attendu les résultats de la présidentielle en Egypte pour se lancer dans une nouvelle croisade contre le pouvoir en place. A Gamal Moubarak, le fils cadet du président et chef d'orchestre de sa campagne, qui annonçait hier une «victoire écrasante» de son père, Ayman Nour a répliqué en réclamant la tenue d'un nouveau scrutin, celui de mercredi ayant été, selon lui, entaché de trop nombreuses irrégularités. Le chef du parti al-Ghad («Demain») a porté plainte auprès de la commission électorale mise en place par le pouvoir, qui dispose d'une prérogative exclusive en la matière. La commission a annoncé qu'elle examinerait uniquement les plaintes déposées avant la publication des résultats officiels, attendus aujourd'hui au plus tôt. Le recours d'Ayman Nour a été rejeté dès hier par la commission. Mais l'opposition entendait ainsi braquer les projecteurs sur les fraudes qui ont, selon elle, entaché l'élection, autant pour gonfler le taux de participation que pour favoriser Hosni Moubarak. Des observateurs indépendants, formés par des ONG égyptiennes, ont rapporté des cas de pressions exercées sur les électeurs pour qu'ils aillent voter, d'intimidations policières, d'achats de votes par des membres du parti au pouvoir, ou encore de bourrage des urnes. A Bab el-Chareya, le fief d'Ayman Nour, dans le centre du Caire, un responsable local du Parti national démocrate (PND) d'Hosni Moubarak avait organisé une tombola avec les numéros de cartes d'électeur. A gagner : des biens électroménagers. Ailleurs au centre-ville, des électeurs ont dû se rendre dans leur bureau de vote pour récupérer leur carte d'identité confisquée par la police. «S'il y a eu des irrégularités, elles étaient très limitées et en aucun cas, elles n'ont pu avoir un impact sur le résultat final», s'est défendu Mohammed Kamal, un responsable de la campagne d'Hosni Moubarak. Les opposants attendent de connaître le chiffre officiel de l'abstention pour se faire une idée de l'ampleur des fraudes. Selon les juges qui ont supervisé le scrutin, la participation réelle n'a sans doute pas dépassé 20 à 25%, un taux peu flatteur pour Hosni Moubarak, qui a multiplié pendant la campagne les appels à la mobilisation générale. Pour l'opposition, qui s'est félicitée de l'absence de violences pendant cette première présidentielle multipartite, l'objectif est désormais d'obtenir des conditions «plus équitables» lors des législatives de novem bre. Ces élections seront cruciales pour l'avenir du processus démocratique en Egypte. D'abord parce qu'à l'inverse du scrutin présidentiel, toutes les tendances politiques pourront y participer, y compris le mouvement islamiste interdit des Frères musulmans, qui présentera des candidats sous étiquette indépendante. Ensuite parce que seuls les partis ayant obtenu au moins 25 sièges lors de cette élection (5% de l'Assemblée du peuple) pourront présenter d'office un candidat lors de la présidentielle de 2011. Le PND est le seul à remplir ce critère dans le Parlement sortant. L'opposition n'est pas pour autant unie derrière Nour. Pour appuyer sa demande d'annulation du scrutin, celui-ci a affirmé avoir remporté «entre 30 et 55%» des suffrages. La fourchette est irréaliste, même si ce trublion libéral et populiste de 41 ans, qui n'a pas hésité à courtiser les Frères musulmans, a marqué des points pendant la campagne. Les observateurs s'attendent malgré tout à ce que Noaman Gomaa, 70 ans, le chef du parti Wafd, arrive en seconde position, loin derrière Moubarak. Hier, l'un de ses lieutenants a jugé que les chiffres avancés par Nour n'étaient «pas des projections, mais de la science-fiction».





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