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DOCUMENTARIO DEDICATO DA AL-JAZEERA ALLA LEADER RADICALE EMMA BONINO

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ENTRE LE FUSIL ET LE PAVOT

Le Courier International - 2 février 2006 Quatre ans après la chute des talibans et la conférence de Bonn, qui avait assuré à l'Afghanistan une aide internationale de quelque 10 milliards de dollars, la vie quotidienne des Afghans ne semble pas s'améliorer. Comment rendre cette aide plus efficace ? La conférence de Londres, qui se tient ce 31 janvier, a pour objectif d'élaborer une réponse. par Hoda Saliby "Quand les ministres afghans vont rencontrer les représentants de la communauté internationale, ce mardi 31 janvier à Londres, ils auront à définir un plan d'action sur cinq ans pour la reconstruction de l'Afghanistan, un pays stratégique mais très appauvri", souligne le Financial Times. Le président afghan Hamid Karzai, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, le Premier ministre britannique Tony Blair et des responsables venant de 70 pays différents assisteront à ce forum de deux jours qui se tient pour "confirmer l'engagement international concernant le développement de l'Afghanistan", précise le quotidien britannique. "Une réunion qui arrive à un moment particulièrement difficile pour l'Afghanistan", estime le président de l'International Crisis Group, Gareth Evans, dans les pages du Financial Times. Evans rappelle qu'en décembre le Parlement afghan a inauguré sa première séance, "marquant symboliquement l'aboutissement du processus de transition politique engagé lors de la conférence de Bonn, en 2001, pour tourner la page de l'ère des talibans". Toutefois, des tensions demeurent et les nouvelles institutions politiques mises en place sont toujours menacées d'une faillite qui verrait "le terrorisme s'accroître, aux niveaux local et international. Alors que les attaques suicides étaient inconnues en Afghanistan, 19 ont eu lieu pendant les douze derniers mois, dont 13 pendant les deux derniers." Gareth Evans s'interroge sur l'utilité de promouvoir un nouveau système juridique alors que "les responsables des massacres d'hier occupent aujourd'hui des postes de pouvoir". Dans le même esprit, Joanna Nation, toujours de l'International Crisis Group, estime que "la stratégie qui consiste à associer des personnes infectes au gouvernement en tant que gouverneurs ou chefs de police n'est pas du tout concluante. Ces personnes ne deviennent pas démocratiques en s'intégrant au système, elles ajoutent plutôt à la complexité du problème." Mais Lakhdar Brahimi, qui a occupé les fonctions de représentant spécial des Nations unies pour l'Afghanistan [3 octobre 2001-31 décembre 2004], ne partage pas cet avis. Dans une interview accordée au Financial Times, Brahimi affirme que "c'était une erreur d'écarter du processus de Bonn les talibans qui dirigeaient le pays avant l'intervention américaine, en 2001. Certains talibans étaient ouverts au dialogue et avaient coupé tous liens avec le réseau d'Al-Qaida. La clé de la plupart des problèmes auxquels le gouvernement afghan souhaite remédier, comme la corruption ou l'injustice, se trouve entre les mains des talibans." En tout cas, pour le Financial Times, force est de constater que "la relance du développement reste impossible si les problèmes liés à la sécurité ne sont pas réglés". Or, d'après le président Karzai, "c'est avec l'argent de la drogue que les ennemis de l'Afghanistan fabriquent des bombes". Eradiquer les champs d'opium serait donc le moyen d'améliorer la sécurité. Pas si sûr. En effet, lors de la rencontre des donateurs à Londres, "le Parlement européen va soumettre aux participants une résolution proposant l'autorisation de la production d'opium dans un but médical, une autorisation déjà accordée à un certain nombre de pays", rapporte le quotidien beyrouthin L'Orient-Le Jour, qui publie dans ses pages une contribution d'Emma Bonino, députée européenne du groupe des démocrates libéraux. Selon Bonino, "le texte proposé par les démocrates libéraux européens, soutenu par pratiquement tous les groupes politiques du Parlement européen, est révolutionnaire non seulement parce qu'il va à l'encontre du mode de pensée conventionnel, mais aussi parce qu'il élève le débat au-dessus de la réalité stagnante de la 'guerre contre la drogue'. En Afghanistan, cette prétendue guerre est essentiellement basée sur des campagnes d'éradication et sur les projets de subsistance alternatifs, qui n'ont obtenu que peu de résultats. La nouvelle position du Parlement européen pourrait, je l'espère, marquer le début d'un changement radical de politique de la part de tous les acteurs impliqués dans la reconstruction de l'Afghanistan." Et elle cite les chiffres publiés par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime : malgré des efforts concertés visant l'éradication et la substitution des récoltes, l'Afghanistan a produit 87 % de l'opium mondial en 2005 – environ 4,1 tonnes –, générant 2,70 milliards de dollars (2,23 milliards d'euros) de revenus illégaux, ce qui revient à environ 52 % du PIB du pays. Le lieu de tous les dangers, où se combinent violences et trafic de stupéfiants, est le sud de l'Afghanistan. "C'est dans cette région que les forces de l'OTAN devraient se déployer", souligne The Christian Science Monitor. Mais les Européens ont peur d'être entraînés dans les combats et préfèrent se cantonner dans le rôle de gardiens de la paix, poursuit le quotidien américain. "Le débat qui se déroule aux Pays-Bas montre la difficulté de convaincre l'opinion publique européenne de l'intérêt d'engager des soldats en Afghanistan. Les dépenses consacrées à l'emploi et à la protection sociale se font au détriment des budgets de défense. C'est aux dirigeants européens de trouver les arguments afin d'obtenir le soutien de leur public." Pour The Christian Science Monitor, "c'est ça le défi que l'Europe doit relever aujourd'hui".





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