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PROCHE-ORIENT: VERS UN PROCESSUS DE PAIX

Le Monde - 31 octobre 2007 par Herny A. Kissinger La secr√©taire d'Etat Condoleezza Rice a clairement indiqu√© de quelle mani√®re l'administration Bush entend voir se d√©rouler le processus de paix isra√©lo-palestinien aujourd'hui en cours. Le pr√©sident palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre isra√©lien Ehoud Olmert doivent organiser des rencontres pr√©liminaires afin de d√©finir les grands axes d'un r√®glement. Le projet d'accord devra ensuite √™tre discut√© lors d'une conf√©rence internationale qui se r√©unira √† Annapolis, dans le Maryland, √† la fin du mois de novembre, et dont la composition n'a pas encore √©t√© arr√™t√©e. Pour parvenir √† ce r√©sultat, la secr√©taire d'Etat a d√Ľ faire preuve de d√©termination et d'ing√©niosit√©. Son prochain d√©fi consistera √† piloter le processus de fa√ßon √† √©viter ce qui s'est pass√© √† Camp David en 2000, lorsque l'accord auquel les responsables isra√©liens et palestiniens √©taient presque parvenus vola en √©clats et d√©boucha sur une crise qui dure encore. Au d√©but de la plupart des n√©gociations, chaque partie est plus claire sur ses propres positions que sur l'issue des pourparlers. La conf√©rence d'Annapolis sera unique en ce que les deux parties devront au pr√©alable se mettre d'accord sur l'issue √† atteindre. La capacit√© des uns et des autres √† mettre en oeuvre les dispositions de l'accord final demeure en revanche incertaine. Durant la plus grande partie de son histoire, Isra√ęl a rejet√© la notion d'un Etat palestinien, insist√© pour que J√©rusalem unifi√©e devienne la capitale d'Isra√ęl et refus√© d'autoriser le retour des r√©fugi√©s palestiniens. La partie arabe n'a pas √©t√© en reste, refusant tout d'abord de reconna√ģtre l'existence de l'Etat juif dans de quelconques fronti√®res ; insistant ensuite pour revenir aux fronti√®res de 1967 que les Arabes n'avaient jamais reconnues lorsqu'elles existaient ; exigeant enfin le droit pour les r√©fugi√©s de retourner en Palestine, sans aucune restriction, avec pour cons√©quence d√©mographique la mise en minorit√© de la population juive au sein de l'Etat juif. Le processus actuel suppose que l'on pourra amener avant la fin novembre les parties √† accepter - si elles ne l'ont pas d'ores et d√©j√† tacitement accept√© - le plan dit de Taba, mis au point √† la suite de la rencontre avort√©e de Camp David. Ce plan pr√©voit le retrait isra√©lien pratiquement dans ses fronti√®res de 1967 (√† quelques rectifications mineures pr√®s) et reconna√ģt l'existence des seules colonies proches de J√©rusalem. Le futur Etat palestinien recevrait, en compensation, une superficie √©quivalente de territoire isra√©lien, probablement dans le N√©guev sous-peupl√©. Isra√ęl semble pr√™t √† accepter un retour inconditionnel des r√©fugi√©s en Palestine, mais refuse cat√©goriquement tout retour en Isra√ęl. Des sources cr√©dibles affirment que le gouvernement isra√©lien serait dispos√© √† c√©der les quartiers arabes de J√©rusalem (qui ne sont pas d√©finis √† ce jour) afin qu'ils deviennent la capitale d'un Etat palestinien. Si les choses en arrivaient √† ce point, cela traduirait un changement de vue r√©volutionnaire de la part des deux parties. L'Intifada et l'√©mergence globale de l'islamisme radical ont fait comprendre √† l'opinion et au gouvernement isra√©liens que le pays √©tait menac√© par quatre dangers. Tout d'abord, un environnement s√©curitaire d√©grad√© dans lequel la principale menace se situe moins dans la r√©p√©tition d'une des guerres conventionnelles du pass√© que dans des attentats terroristes perp√©tr√©s par des groupes sans attache g√©ographique d√©finie et op√©rant √† partir de petites bases mobiles. En second lieu, le d√©fi d√©mographique, car l'alternative √† la solution des deux Etats pourrait √™tre la cr√©ation d'un seul Etat dans lequel la population juive serait minoritaire. Troisi√®mement, la menace mortelle de la prolif√©ration nucl√©aire, surtout du fait de l'Iran. Et, enfin, un environnement international dans lequel Isra√ęl se trouve progressivement isol√© en raison du sentiment de plus en plus r√©pandu en Europe occidentale, ainsi que dans certains cercles restreints mais influents aux Etats-Unis, selon lequel ce qui est per√ßu comme l'intransigeance isra√©lienne est la cause de l'hostilit√© arabe √† l'√©gard de l'Occident. Dans le m√™me temps, l'√©mergence d'une peur de l'Iran a suscit√© un r√©am√©nagement des priorit√©s dans le monde arabe. Le danger que repr√©senterait une pr√©dominance iranienne est devenu la principale pr√©occupation des Etats sunnites mod√©r√©s. La convergence des inqui√©tudes am√©ricaines, arabes, isra√©liennes et europ√©ennes permet d'esp√©rer qu'un accord entre Isra√ęl et ses voisins arabes apaiserait, voire m√™me dissiperait enti√®rement les craintes communes. L'optimisme √† l'√©gard du calendrier propos√© est-il justifi√©? Et quelles seraient les implications d'un √©ventuel √©chec? En r√®gle diplomatique g√©n√©rale, on attend des deux parties signataires d'un accord qu'elles assument la responsabilit√© d'en appliquer les dispositions et qu'elles soient en mesure de les faire respecter. Or dans la s√©quence diplomatique qui s'ouvre, les deux interlocuteurs sont dans une position extr√™mement fragile sur le plan int√©rieur. L'opinion arabe est loin d'√™tre homog√®ne. On peut la r√©partir en trois grands groupes au moins: une petite minorit√© d√©vou√©e mais gu√®re audible qui croit sinc√®rement √† la coexistence avec Isra√ęl; un groupe beaucoup plus important qui cherche √† d√©truire Isra√ęl gr√Ęce √† une confrontation permanente avec lui; enfin, issus de ce dernier groupe, des gens qui souhaitent n√©gocier avec Isra√ęl en justifiant sur le plan int√©rieur ces n√©gociations comme le moyen de d√©truire l'Etat juif par √©tapes. Les Etats arabes mod√©r√©s sont-ils pr√™ts √† encourager et √† renforcer le groupe d√©sirant une v√©ritable coexistence? La reconnaissance d'Isra√ęl mettra-t-elle un terme √† la campagne m√©diatique, gouvernementale et √©ducative men√©e sans rel√Ęche dans les pays arabes et qui pr√©sente Isra√ęl comme un intrus ill√©gitime, imp√©rialiste et quasiment criminel dans la r√©gion? Plus inqui√©tantes encore pourraient √™tre les profondes cons√©quences du processus sur le rapport des forces au sein du monde arabe. Les mod√©r√©s y seront moins applaudis pour leur succ√®s qu'accus√©s d'avoir trahi la cause arabe. La d√©claration du dirigeant supr√™me iranien attaquant le processus de paix isra√©lo-palestinien et exhortant les Etats arabes √† ne pas y participer marque probablement le d√©but d'une campagne syst√©matique. Les Etats-Unis ne seront capables d'accompagner le processus jusqu'au bout que s'ils sont pr√™ts √† assurer un appui √† long terme √† leurs partenaires arabes face √† cette offensive probable. Le processus de paix s'int√©grera donc dans les conflits g√©n√©riques qui affectent le Moyen-Orient. La conf√©rence d'Annapolis ne marquera pas la fin d'un processus; elle devra au contraire jeter les bases d'une phase nouvelle et potentiellement porteuse d'espoir, qui se poursuivra sous les administrations futures. Mais elle ne devrait pas √™tre influenc√©e par le calendrier politique am√©ricain. Et si les amis arabes ou isra√©liens des Etats-Unis se voient demander de prendre en charge plus qu'ils ne peuvent assumer, le risque serait grand que tout finisse dans une nouvelle explosion encore plus grave. Une "solution" pr√©paratoire qui ferait fi de l'identit√© politique des parties emp√™cherait tout progr√®s ult√©rieur. La secr√©taire d'Etat a parfaitement raison d'insister pour que les pourparlers Olmert-Abbas √©vitent les adjectifs rituels des tentatives pr√©c√©dentes qui, apr√®s plusieurs d√©cennies, attendent toujours de recevoir une d√©finition, telle que la paix "juste" et "durable" dans des fronti√®res "s√Ľres" et "reconnues" √©voqu√©e par la r√©solution 242 du Conseil de s√©curit√© de l'ONU, ou la "solution juste, √©quitable et r√©aliste" du probl√®me des r√©fugi√©s que la "feuille de route" appelle de ses voeux. Des accords sp√©cifiques concernant l'application et les garanties d'un √©ventuel accord sont √©galement essentiels - question particuli√®rement d√©licate lorsqu'il est demand√© √† une entit√© souveraine √©mergente de proc√©der √† la d√©militarisation et de r√©sister au terrorisme. Une direction am√©ricaine fond√©e sur des param√®tres r√©alistes √† l'√©gard d'Isra√ęl et des pays arabes mod√©r√©s est une condition pr√©alable essentielle au succ√®s d'Annapolis. Sinon, on d√©bouchera sur une impasse des n√©gociations et les Etats-Unis seront isol√©s. La puissance des forces de mod√©ration d√©pend de la stature de l'Am√©rique dans la r√©gion, et pas seulement en ce qui concerne la Palestine. Pas plus en Palestine qu'en Irak, l'influence am√©ricaine ne peut sortir grandie d'une image de retraite. Tous les peuples de la r√©gion, amis ou adversaires, feront le bilan des objectifs que poursuit l'Am√©rique et sa t√©nacit√© √† les atteindre.





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