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IMPASSE POLITIQUE TOTALE AU LIBAN

Le Monde - 29 janvier 2008 par Mouna Na√Įm Ce ne sont pas les arguments qui manquent au pr√©sident du Parlement libanais, Nabih Berri, pour justifier les reports de semaine en semaine de l'√©lection d'un pr√©sident de la R√©publique. Les circonlocutions ne font pas non plus d√©faut aux √©missaires √©trangers pour habiller l'√©chec de leurs missions de bons offices respectives au Liban. Quant aux protagonistes libanais de la crise, ils sont pass√©s ma√ģtres dans les plaidoiries antagonistes qui font tra√ģner les probl√®mes en longueur. Toutes les p√©riphrases et autres lectures et contre-lectures des faits cachent mal toutefois une r√©alit√© de plus en plus √©vidente : l'impasse est totale, reflet multiplicateur via des vecteurs locaux des multiples crises r√©gionales. Pour l√©gitimer le 13e ajournement - du 21 janvier au 11 f√©vrier - de la r√©union du Parlement libanais destin√©e √† √©lire un chef de l'Etat, M. Berri a opt√© pour l'amn√©sie volontaire. Il a affirm√© vouloir donner sa chance au "dialogue" qui s'est √† peine amorc√© entre la majorit√© et l'opposition parlementaires √† propos de la feuille de route pour une sortie de crise propos√©e le 5 janvier par les 22 pays membres de la Ligue arabe. C'√©tait oublier, ou plut√īt feindre d'oublier, que tous les "dialogues" du m√™me genre depuis plus d'un an ont √©chou√©, quels qu'en aient √©t√© les initiateurs : Amr Moussa, secr√©taire g√©n√©ral de la Ligue arabe, ou certains membres des deux parties libanaises antagonistes, ou encore Bernard Kouchner, ministre fran√ßais des affaires √©trang√®res. M. Moussa manie √† merveille les euph√©mismes. Au mot "impasse", il pr√©f√®re celui de "portes ferm√©es que l'on peut √©ventuellement ouvrir", non sans √™tre forc√© d'admettre, √† l'issue de sa toute r√©cente troisi√®me mission au pays du C√®dre, que "les difficult√©s se nichent dans tous les coins et recoins du dossier libanais", dont le r√®glement "requiert encore beaucoup de travail". Quelques semaines plus t√īt, M. Kouchner avait appris, au terme de sept missions √† Beyrouth, √† admettre que les progr√®s enregistr√©s pouvaient √™tre remis en question √† chaque instant. Il ne s'est pas tromp√©. L'ironie de l'histoire, au point o√Ļ en est la crise, est que l'identit√© du futur pr√©sident de la R√©publique ne fait pas probl√®me. Du moins si l'on s'en tient aux d√©clarations de la majorit√© et de l'opposition. Les deux parties ont en effet verbalement adoub√© le commandant en chef de l'arm√©e, le g√©n√©ral Michel Sleimane, comme futur chef de l'Etat. Mais il a suffi que la majorit√©, renon√ßant √† ses candidats de premier choix, accepte M. Sleimane comme un candidat de conciliation pour que celui-ci devienne quasi suspect aux yeux de l'opposition, dont il √©tait pourtant un des candidats favoris. Les opposants ont beau jurer leur confiance en l'imp√©trant, la v√©rit√© est sortie de la bouche de l'un d'entre eux, l'ancien ministre et d√©put√© Soleimane Frangi√©, qui a r√©clam√© haut et fort des garde-fous au pouvoir du futur pr√©sident. Les deux parties clament √©galement leur accord avec la feuille de route propos√©e par la Ligue arabe. De la parole aux actes, leurs chemins n'en sont pas moins all√©s divergeant. C'est une affaire d'ex√©g√®se. Le plan arabe dispose que, une fois M. Sleimane √©lu, un gouvernement d'union nationale serait form√©, au sein duquel le chef de l'Etat tiendrait le r√īle d'arbitre via des ministres qu'il aurait lui-m√™me choisis. La majorit√© serait ainsi priv√©e des deux tiers plus une voix lui permettant de prendre des d√©cisions unilat√©rales ; et l'opposition du tiers plus une voix qui bloquerait une d√©cision. "Banco !", ont officiellement affirm√© les deux parties. Mais, pour les opposants, cela implique une r√©partition des portefeuilles minist√©riels √† √©galit√© entre les trois composantes du futur gouvernement. Certains d'entre eux, sans craindre les dissonances, ont m√™me continu√© de clamer leur "droit" √† une minorit√© gouvernementale de blocage. Et tous menacent de multiplier les formes de protestation, si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Leurs adversaires exigent, quant √† eux, un nombre de maroquins correspondant √† la majorit√© qu'ils repr√©sentent, c'est-√†-dire forc√©ment sup√©rieur √† celui de l'opposition. Apr√®s l'√©pisode des querelles constitutionnelles - qui risquent du reste d'√™tre relanc√©es -, cette bataille de chiffres √† laquelle s'est heurt√© M. Moussa, comme avant lui M. Kouchner, de m√™me que les invectives √©chang√©es entre les deux camps sont en grande partie le reflet de tensions externes. ETAT D'INS√ČCURIT√Č La feuille de route arabe traduisait un compromis - du moins les Libanais l'ont-ils cru - entre l'Arabie saoudite et la Syrie, √† couteaux tir√©s depuis pr√®s de trois ans, √† cause du Liban et aussi de l'Irak et de la Palestine. Riyad se veut impartial, mais soutient la majorit√© libanaise. Damas apporte un appui inconditionnel √† l'opposition, dont la colonne vert√©brale, le Hezbollah, revendique haut et fort une communaut√© d'int√©r√™ts et une alliance strat√©gique avec le pouvoir syrien et l'Iran. Le mince espoir que l'accord syro-saoudien autour du plan d'action arabe a suscit√© au Liban tenait √† la conviction que Damas l√Ęcherait du lest, pour garantir le succ√®s du sommet arabe qui doit se r√©unir pour la premi√®re fois sur son territoire en mars. Cet espoir n'a pas tard√© √† s'√©vaporer, r√©v√©lant que l'accord syro-saoudien √† propos du Liban √©tait bancal. La Syrie ne s'est d'ailleurs pas priv√©e de dire officiellement, par la voix de l'un de ses ministres, qu'elle ne sacrifierait pas ses int√©r√™ts sur l'autel du prochain sommet arabe. Et certains de ses amis au Liban n'h√©sitent pas √† d√©clarer √† l'occasion que l'√©lection d'un pr√©sident de la R√©publique ne rev√™t aucun caract√®re d'urgence, la pr√©sidence √©tant vacante depuis le 24 novembre 2007. Le conseil des ministres r√©uni assure l'int√©rim, mais tous ses faits et gestes sont critiqu√©s par les opposants, qui le jugent ill√©gitime. Jusqu'√† pr√©sent, la crise a √©t√© √©maill√©e de rixes limit√©es entre des partisans des deux parties et d'actes terroristes ponctuels. Les plus spectaculaires parmi les derniers en date ont √©t√© l'assassinat du g√©n√©ral Fran√ßois Al-Haj, successeur pr√©sum√© du g√©n√©ral Sleimane √† la t√™te de l'arm√©e, deux attentats contre un v√©hicule de la Force int√©rimaire de l'ONU au Liban sud et un autre contre l'ambassade am√©ricaine √† Beyrouth. Sans parler des √©chauffour√©es qui ont fait huit morts √† Beyrouth le dimanche 27 janvier. Faisant part de ses craintes quant √† une d√©gradation g√©n√©ralis√©e de la s√©curit√©, le g√©n√©ral Sleimane, futur pr√©sident potentiel, a confi√© r√©cemment √† des visiteurs : "Je sens que nous sommes en pr√©sence d'une bombe √† retardement dont je m'emploie √† retarder l'explosion ou que j'essaie plut√īt de d√©samorcer. Car son explosion n'√©pargnerait ni l'arm√©e, ni la r√©sistance (le Hezbollah), ni la patrie."





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