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FEU SUR LA GEORGIE

Le Monde - 11 août 2008 Les ex-républiques d'URSS n'en finissent pas de solder les comptes du soviétisme, et plus précisément du stalinisme. Le conflit actuel en Ossétie est une bombe à retardement laissée par Staline quand, sous prétexte de lutter contre le "nationalisme" des petits peuples, il a divisé cette région en deux parties : le Nord, rattaché à la Fédération de Russie, et le Sud, "donné" à sa Géorgie natale. Depuis qu'ils ont proclamé leur indépendance, en 1991, les Géorgiens ont fait face à trois mouvements sécessionnistes. La république autonome d'Adjarie, sur les bords de la mer Noire, est rentrée dans le giron géorgien après l'arrivée au pouvoir à Tbilissi du président pro-occidental Mikheil Saakachvili, pratiquement sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré. En revanche, la république autonome d'Abkhazie, également sur la mer Noire, est devenue presque indépendante après l'expulsion par la force de quelque 200 000 Géorgiens. Elle n'est reconnue par aucun pays, mais bénéficie d'un soutien total de Moscou. Il en va de même de la région autonome d'Ossétie du Sud. La volonté de celle-ci de rejoindre la Russie a déclenché une première guerre en 1991. Le président géorgien a toujours manifesté son intention de défendre l'"intégrité territoriale" de son pays, tout en proposant un statut de large autonomie à l'Ossétie du Sud. Ce projet n'a pas abouti. Quelles que soient les responsabilités dans le début des hostilités actuelles, la Russie, qui, sous couvert de "maintien de la paix", entretient des forces en Ossétie du Sud comme en Abkhazie, a tout intérêt à empêcher une résolution du conflit. Ces abcès de fixation lui donnent un moyen de pression politique et militaire sur la Géorgie. Cette pression est d'autant plus forte à un moment où la Géorgie veut rejoindre l'OTAN. Pour leur part, les Occidentaux semblent impuissants. Ils ne peuvent inciter ouvertement les Géorgiens à céder à la pression russe, mais n'ont presque aucun moyen d'agir sur la Russie, qui a beau jeu de leur rappeler le précédent du Kosovo. Et si un jour ils étaient contraints de choisir entre Moscou et Tbilissi, il n'est pas difficile d'imaginer le côté pour lequel ils pencheraient. C'est pourquoi le réalisme, sinon la morale, devrait inciter les Géorgiens à ne pas provoquer les Russes, et à ne pas répondre à leurs provocations.





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