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L'AVERTISSEMENT GEORGIEN

Le Monde - 13 ao√Ľt 2008 par Safet Kryemadhi* Le sommet de l'OTAN √† Bucarest, en avril, avait diff√©r√© les candidatures de l'Ukraine et de la G√©orgie √† rejoindre le plan d'action pr√©alable √† l'adh√©sion. Plusieurs pays, men√©s par la France et l'Allemagne, inquiets de la r√©action russe, s'√©taient oppos√©s √† la volont√© am√©ricaine favorable √† Kiev et Tbilissi en invoquant la fragilit√© de ces nouvelles d√©mocraties. Moscou avait en effet pr√©venu que l'entr√©e de ces deux pays dans l'Alliance euro-atlantique "serait une grande erreur strat√©gique qui aurait les cons√©quences les plus s√©rieuses pour la s√©curit√© en Europe". L'avertissement a pris la forme d'une guerre ouverte dont l'Oss√©tie du Sud est le pr√©texte et le d√©clencheur. Cette √©pine dans le territoire g√©orgien (3 900 km2 pour 75 000 habitants) est, avec l'Abkhazie s√©cessionniste, un instrument de d√©stabilisation permanent de la petite r√©publique caucasienne de 70 000 km2. Pour rappel, les Oss√®tes ont toujours √©t√© loyaux et fid√®les √† Moscou depuis la conqu√™te tsariste au XIXe si√®cle. Staline, dont la m√®re √©tait oss√®te, voyait dans la cr√©ation de cette r√©gion, autonome en 1922, un moyen d'arrimer la G√©orgie r√©calcitrante au pouvoir bolchevik. C'est aussi √† Mozdok, dans le territoire russe d'Oss√©tie du Nord qu'est install√© l'√©tat-major des forces russes charg√©es de mettre au pas la Tch√©tch√©nie rebelle, pour laquelle Vladimir Poutine n'a pas eu la m√™me sollicitude. Les r√©gions s√©paratistes d'Abkhazie o√Ļ stationnent 2 500 soldats russes et d'Adjarie amputent encore Tbilissi des deux tiers de sa fa√ßade maritime sur la mer Noire et de ses deux principaux ports (Soukhoumi et Batoum). Durant ces derni√®res ann√©es, les sujets de tensions et les escarmouches avec la G√©orgie se sont succ√©d√©. Tbilissi √©tait accus√©e de ne pas surveiller suffisamment les gorges sauvages du Pankissi par o√Ļ passaient mat√©riel militaire et partisans tch√©tch√®nes. Contrainte d'abandonner ses bases militaires en G√©orgie, dont les deux derni√®res devaient √™tre √©vacu√©es √† la fin de cette ann√©e, Moscou a enfin perdu son interlocuteur privil√©gi√© apr√®s la "r√©volution des roses" de d√©cembre 2003. Le pr√©sident d√©missionnaire Edouard Chevardnadze avait √©t√© le dernier ministre des affaires √©trang√®res de l'URSS et en comprenait donc parfaitement la grammaire. Surtout, la construction de l'ol√©oduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (en Turquie), entr√© en activit√© en mai 2005 et charg√© d'acheminer le p√©trole du Caucase vers la M√©diterran√©e en √©vitant l'Arm√©nie, a repr√©sent√© un v√©ritable affront √† la strat√©gie √©nerg√©tique russe dans l'"√©tranger proche" de Moscou. Cela, malgr√© la multiplication des foyers de tensions et de guerre dans ce que l'expert am√©ricain Zbigniew Brzezinski nomme les "Balkans eurasiens". Car le trac√© des nouvelles routes du gaz et du p√©trole est au coeur de ce conflit rien moins qu'impr√©visible. Poss√©dant les plus grandes r√©serves mondiales de gaz (27 % du total), la Russie assure 40 % des importations europ√©ennes. La d√©pendance europ√©enne croissante au gaz russe varie toutefois largement d'un pays √† l'autre (Allemagne 43 %, France 26 %, Italie 30 %, et de presque 85 √† 100 % pour certains des nouveaux Etats membres). Moscou joue habilement de ce facteur qui entrave une politique √©nerg√©tique commune des pays de l'Union europ√©enne. La Russie a en effet programm√© le red√©ploiement de son r√©seau de distribution gazier √† destination de l'Europe. Le gazoduc Northstream (partenariat Gazprom-BASF-Ruhrgaz) reliera la Russie √† l'Allemagne par la mer Baltique en √©vitant ainsi les Etats baltes et la Pologne. Le gazoduc Southstream, auquel participe le g√©ant italien ENI, traversera la mer Noire pour atteindre la Bulgarie et se scinder en deux tron√ßons. C'est une riposte directe au projet euro-am√©ricain Nabucco, qui partirait d'Erzurum (Turquie), en communication avec les gazoducs de G√©orgie et d'Iran, vers la Bulgarie et l'Europe centrale. Ces deux itin√©raires maritimes enclaveraient en m√™me temps l'Ukraine, noeud de l'ancien r√©seau de distribution sovi√©tique, afin de peser sur les tentations atlantistes de Kiev. Vladimir Poutine avait pilot√© pendant ses ann√©es au Kremlin une rude mise au pas des oligarques et une concentration des grands groupes gazier et p√©trolier russes. Ils sont d√©sormais en ordre de bataille et servent une politique ext√©rieure de retour √† la puissance. Privil√©giant les accords bilat√©raux, Vladimir Poutine sape insensiblement le partenariat √©nerg√©tique europ√©en. Les premi√®res r√©actions diplomatiques √† la guerre avec la G√©orgie illustrent l'√©parpillement europ√©en. Il ne faut pas d√©sesp√©rer Moscou, semble-t-on signifier. Le premier ministre russe poursuit r√©solument avec les moyens militaires les objectifs g√©opolitiques et √©nerg√©tiques fix√©s par l'ancien pr√©sident russe. Pour le malheur des peuples du Caucase. historien √† la Haute √©cole libre de Bruxelles (HELB) Ilya Prigogine





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