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"TOUT VA BIEN!" DIT LE PRESIDENT RUSSE

Le Monde - 28 août 2008 par Dominique Dhombres On n'avait jamais tant vu Dmitri Medvedev. Il était partout mardi, sur toutes les chaînes. Un entretien avec la BBC, un autre avec LCI. Et encore, ce mercredi, une tribune dans le Financial Times. Spécialiste de droit romain, le président russe, qui ne connaît strictement rien aux opérations militaires et n'en faisait pas mystère jusqu'ici, devient soudain stratège. On l'a vu décorer des soldats et s'adresser aux plus hauts dignitaires de l'armée. La fonction l'exige, certes, puisqu'il est désormais "le" président, et Vladimir Poutine seulement "son" premier ministre. Mais tout cela est tellement rapide, le jeu de rôles est si récent qu'on a un peu de mal à y croire. Lui compris. Prenez par exemple cette étonnante interview accordée à LCI. Le président russe reçoit Vincent Hervouët à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, "à quelques dizaines de kilomètres de l'Abkhazie, province de Géorgie, mais désormais, pour vous, pays indépendant", lance d'emblée le journaliste français. Pourquoi la Russie a-t-elle donc reconnu l'"indépendance" des deux provinces géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie ? "C'était la solution du moindre mal", répond le président russe. Certes, la Russie "part du principe que l'intégrité territoriale est un des principes fondamentaux du droit international", mais, dans ce cas d'espèce, elle ne l'applique pas... Comme les Occidentaux ont fait eux-mêmes, il y a six mois, en reconnaissant l'indépendance du Kosovo ? Poutine avait alors élégamment parlé d'un "boomerang qui allait leur revenir dans la gueule". Dmitri Medvedev sourit. "Même si c'est un boomerang, il aurait mieux valu qu'il ne revienne pas. Néanmoins, puisque c'est arrivé, nous devrons tous vivre avec cela", dit-il. Le balancement rhétorique de l'entretien est trouvé. Il ne changera plus. On résume ? La Russie respecte le droit international, mais, face à ces voyous de Géorgiens, il y a des limites ! Est-ce un retour à la guerre froide ? La Russie "n'en veut pas", mais "si c'est ce que souhaitent les Européens, ils l'auront" ! Quelle mouche a donc piqué l'ancien professeur de droit romain ? On en vient à la grande affaire du moment, le port de Poti, où deux navires de guerre américains devaient accoster ce mercredi. "Nous ne contrôlons pas le port géorgien de Poti. Nous ne le bloquons pas. Tout ça, ce sont des balivernes", dit-il. Poti ? l'interroge, incrédule, le journaliste français. Poti ! répond Medvedev, l'air moqueur. "Dans le port de Poti, on décharge des marchandises. Les navires américains viennent. Ils ravitaillent les Géorgiens en armes. Tout va bien !", conclut-il avec un sourire encore plus amusé. On nous a changé notre prof de droit romain. Il est devenu drôle.





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