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LA GEORGIE, ET AU-DELA

Le Monde - 10 septembre 2008 par Daniel Vernet Croire qu'en G√©orgie la Russie a pour objectif principal de satisfaire des ambitions territoriales serait se m√©prendre sur ses intentions profondes. Avec Vladimir Poutine, le Kremlin continue certes de penser comme il l'a toujours fait depuis les tsars en termes de zone tampon pour prot√©ger ses fronti√®res. La pseudo-ind√©pendance de l'Abkhazie et l'annexion pure et simple de l'Oss√©tie du Sud, qui ne saurait tarder, servent ce but. Mais les Russes ne se soucient pas plus du sort des Oss√®tes et des Abkhazes que de celui des Serbes du Kosovo. La d√©monstration de force qu'ils viennent d'infliger aux Occidentaux vise au-del√†. Il s'agit d'affirmer leur r√īle dans la d√©finition d'un nouvel ordre mondial. La p√©riode de l'apr√®s-guerre froide o√Ļ l'Ouest, et en particulier les Etats-Unis, pouvait tenter de remodeler le syst√®me international √† leur guise, au mieux en esp√©rant que la Russie s'y associerait, au pire sans se soucier de ses int√©r√™ts, est r√©volue. Ce n'est une surprise que pour les sourds ou les na√Įfs. Tous ceux qui n'avaient pas pris pour argent comptant le discours de M. Poutine, en f√©vrier 2007, √† la conf√©rence sur la s√©curit√© de Munich. Le pr√©sident russe d'alors avait clairement dit que tout le monde n'avait pas les m√™mes valeurs que les Occidentaux. Que le monde devait √™tre fond√© sur d'autres principes que l'expansion de la d√©mocratie lib√©rale, contrairement √† ce que certains avaient cru apr√®s 1991. C'est ce qu'il entendait signifier en disant que la disparition de l'URSS √©tait "la plus grande catastrophe g√©opolitique du XXe si√®cle". Arc-bout√©e sur sa nouvelle puissance nourrie par le pactole √©nerg√©tique, la Russie poursuit une strat√©gie qui n'a rien d'original. Elle appelle les Europ√©ens √† se montrer "raisonnables", c'est-√†-dire √† accepter le fait accompli en G√©orgie. De mani√®re tr√®s classique, elle cherche √† diviser l'Europe, en s'appuyant sur les pays "r√©alistes", et √† s√©parer celle-ci des Etats-Unis. Aux Europ√©ens, qui r√™vent d'une nouvelle politique de voisinage rempla√ßant la course √† l'entr√©e dans l'Union europ√©enne, Moscou signifie que, dans son "√©tranger proche", celle-ci ne peut s'appliquer sans son aval. Selon ce sch√©ma, l'UE et la Russie devraient soit se partager des zones d'influence, soit cog√©rer cet entre-deux europ√©en (Moldavie, Caucase, Ukraine, etc.). La Russie ne veut ni de l'unilat√©ralisme am√©ricain ni des institutions postmodernes europ√©ennes qui pr√©tendent d√©passer les souverainet√©s nationales. Elle veut revenir √† un concert des nations, comme au XIXe si√®cle apr√®s la R√©volution fran√ßaise et la d√©b√Ęcle napol√©onienne, dans lequel sa voix p√®serait autant que celle des autres puissances. C'est le sens de la proposition de nouvelle conf√©rence paneurop√©enne sur la s√©curit√© avanc√©e par Dmitri Medvedev au printemps lors de sa premi√®re visite √† Berlin. Les contours restent flous mais l'objectif est clair : tirer un trait sur ces vingt derni√®res ann√©es qui ont vu la tentative - et dans une large mesure l'√©chec - de cr√©er un nouvel ordre international o√Ļ la promotion de la d√©mocratie, le respect des droits de l'homme, la globalisation √©conomique l'emporteraient sur les int√©r√™ts nationaux, les conflits territoriaux, les querelles ethniques et le protectionnisme. M. Medvedev a propos√© d'y associer la Chine, comptant sans doute sur une solidarit√© pourtant bien al√©atoire entre les r√©gimes engag√©s dans la modernisation autoritaire. Avant d'accepter cette conf√©rence, les Europ√©ens doivent s'assurer que les Russes respectent leurs engagements en G√©orgie. Il leur reviendra ensuite d'√™tre assez habiles pour en tirer le meilleur profit, comme ils y ont r√©ussi, voil√† plus de trente ans, avec les accords d'Helsinki.





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