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IL FAUT CHANGER LES MENTALITES

Al-Ahram Hebdo - 20 juillet 2009 Nouvellement nommée ministre de la Famille et de la Population, Moushira Khattab évoque la stratégie de son ministère face au problème démographique. Elle parle des droits de l’enfant et du statut de la femme en Egypte. propos recueillis par Magda Barsoum Quel est l’objectif de la création de ce nouveau ministère ? Quelles sont les missions dont vous avez été chargée ? L’objectif du ministère de la Famille et de la Population est d’unir les efforts pour améliorer le statut de la famille. Mme Suzanne Moubarak a insisté sur le rôle de la famille afin d’ancrer les principes du dévouement. La création du ministère a pour objectif d’élaborer des programmes et des plans pour réduire le taux de croissance démographique qui se situe autour de 2,1 %, soit 1,9 million de nouveau-nés chaque année. L’Egypte compte actuellement 78 millions d’habitants, selon les statistiques de l’Organisme central de la mobilisation et des statistiques. Or, il est prévu que le nombre d’habitants atteindra 93 millions en 2020. C’est pour cela que l’Etat a décidé de mettre en place un plan stratégique national pour la population qui s’achèvera en 2012. Ce plan vise à parvenir à un taux de naissance de 2,4 enfants par femme d’ici l’année 2012 et 2,1 avec l’avènement de l’année 2017. En effet, l’Egypte occupe la 16e place sur la liste des Etats les plus peuplés du monde, alors que la croissance démographique annihile les efforts du développement et prend des dimensions dangereuses. Le ministère de la Famille et de la Population a pour mission de réaliser des objectifs à long terme pour assurer à l’individu une vie stable au sein de la famille afin qu’il puisse prendre part aux efforts de développement au moment où le monde connaît des mutations continues avec lesquelles il faut naviguer tout en gardant notre identité. Le dossier de la population ne peut être abordé sous un seul angle. Il y a une dimension culturelle, puisque les institutions éducatives jouent un rôle essentiel pour changer les mentalités des nouvelles générations. Il faut mettre à la disposition des familles les moyens de planning familial et améliorer la santé générale de la famille. De plus, les médias jouent un rôle stratégique visant à modifier la vision des gens envers la question de la population. La question de l’égalité entre l’homme et la femme et celle de l’amélioration du niveau économique et politique de la femme sont-elles parmi les prérogatives de votre ministère ? Pourquoi parlons-nous toujours d’égalité entre l’homme et la femme ? Les deux ne sont pas des adversaires. Je préfère que nous adoptions le principe de « justice sociale » afin que chacun profite des droits cités dans la loi et la Constitution. Notre objectif est d’éliminer toute discrimination contre n’importe quel membre de la famille. L’égalité garantit la stabilité de la famille. Pour certains, la croissance démographique est une richesse qui peut être mise à profit au niveau économique. Qu’en pensez-vous ? Je suis tout à fait d’accord avec cet avis. En effet, la vision du nouveau ministère part du principe que la population constitue la richesse réelle de l’Egypte. Il faut que l’objectif essentiel du planning familial soit de réaliser aux membres de la famille une bonne santé, le bonheur et la prospérité. Vous avez une nouvelle conception du problème démographique et des solutions envisagées. Pouvez-vous l’expliquer ? L’objectif est de parvenir au développement en partant du principe de l’exploitation des ressources humaines disponibles d’un côté et en répondant aux besoins des membres de la société de l’autre. L’important n’est pas seulement de garantir le financement ou le budget, mais aussi de déterminer la manière dont cet argent sera dépensé et la mise en exécution des plans de la meilleure façon. Plus il y aura des indices de réussite, plus les financements seront disponibles. De plus, une coordination entre les services concernés par la question démographique sera élaborée pour éviter le gaspillage des efforts. Il est également question d’élaborer des bases d’informations démographiques pour garantir la précision et profiter au mieux des recherches et des documents de travail qui ont été présentés au cours de la première conférence démographique. Je voudrais ici insister sur l’importance de la décentralisation en ce qui concerne la résolution des problèmes démographiques, puisque les gouverneurs jouent un rôle essentiel dans la planification et l’exécution de la politique démographique. Pendant les dernières années, de nombreuses lois visant à promouvoir le statut de la femme ont été promulguées. Or, ces lois ne sont pas toujours appliquées en raison des traditions, en particulier dans les campagnes où les femmes sont souvent privées de leur droit à l’héritage. Comment est-il possible de rendre plus effectives ces lois ? Cette question sera l’une des priorités du ministère. La promotion de l’enseignement des filles et leur protection contre toutes formes de violence et de discrimination. En améliorant le niveau d’enseignement des filles de façon à ce qu’elles soient plus conscientes de leurs droits, nous parviendrons graduellement à une société où la femme et l’homme pourront réclamer leurs droits. Est-ce que le dossier des jeunes figure parmi les prérogatives de votre ministère ? Les jeunes sont la base du changement et puisque le changement se produit toujours à la base, les jeunes générations et les jeunes sont parmi les priorités de notre ministère. Comme nous l’avons déjà dit, l’application des nouvelles conceptions sur la famille et la population doivent commencer dans les institutions éducatives et culturelles. Notre vision consiste à faire participer toutes les tranches d’âge dans la résolution des problèmes. Par exemple, quand nous avions commencé à aborder la question de l’excision des filles, les voix opposantes étaient plus hautes que les voix partisanes, mais petit à petit, en engageant un dialogue et en répondant aux questions du public visé, nous sommes parvenus à une opinion publique plutôt partisane qu’opposante. Un projet de loi est actuellement discuté au Parlement afin d’imposer des restrictions à la polygamie. Quelle est la position du ministère envers ce projet de loi ? Il faut laisser aux hommes de religion le temps d’étudier cette proposition. Ils sont les seuls capables de parvenir à une vision correcte concernant ce sujet. Nous respectons et suivons les préceptes de la religion. L’enfance en Egypte souffre de nombreux problèmes. Le travail des enfants n’a pas été éradiqué et le taux des enfants qui quittent prématurément l’école est très élevé. Quelle sera votre politique à l’égard de toutes ces questions ? L’enfance et ses problèmes figurent parmi les priorités du ministère. Comme nous l’avons déjà dit, la résolution des problèmes de l’enfance se répercutera positivement sur la question démographique. Le phénomène du travail des enfants et des enfants de la rue a pour cause essentielle le nombre élevé de membres de la famille, et par conséquent, le père et la mère ont de lourdes charges à assumer. Le ministère a donc l’intention de poursuivre le plan stratégique adopté par le Conseil national de l’enfance et de la maternité, commençant par le recensement de la main-d’œuvre infantile, et d’agir de façon à éviter l’entrée de nouveaux enfants sur le marché du travail. Et ce, en limitant le nombre d’enfants qui quittent l’école. Le conseil a commencé l’exécution des engagements adoptés lors de la conférence « Avenir sans travail de l’enfant ». Ces engagements sont l’alphabétisation des enfants à l’intérieur des écoles et la révision de la loi du travail. Des propositions ont été faites pour instaurer des peines contre les parents qui frappent leurs enfants. Qu’en pensez-vous ? Si nous appelons à la lutte contre toutes les formes de discrimination, il est évident que nous nous opposons à la violence contre les enfants. Nous effectuons des séances de sensibilisation et encourageons le dialogue à l’intérieur de la famille par l’intermédiaire de l’administration de la ligne du secours à l’enfant qui est le 16 000 qui offre de nombreux services consultatifs pour toutes les questions relatives à l’enfance.





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