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RESTAURER L'ORDRE CONSTITUTIONNEL AU MALI

The International Crisis Group - 26 mars 2012

Les dirigeants rĂ©gionaux et la communautĂ© internationale doivent prendre des mesures immĂ©diates pour favoriser le retour Ă  l’ordre constitutionnel au Mali.

Suite au coup d’Etat militaire qui a renversĂ© le prĂ©sident Amadou Toumani TourĂ© (ATT) le 21 mars dernier, la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui se rĂ©unit en urgence au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement le 27 mars, l’Union africaine (UA) et les Nations unies doivent Ă©tablir immĂ©diatement un groupe de contact pour exiger de la junte militaire le respect des droits humains, des libertĂ©s civiles et la restauration de la dĂ©mocratie. Les prioritĂ©s de ce groupe doivent ĂȘtre la protection des libertĂ©s, le rĂ©tablissement d’un gouvernement civil dĂ©mocratiquement Ă©lu, le respect de l’intĂ©gritĂ© territoriale du Mali, et la gestion de sa diversitĂ© culturelle dans un cadre institutionnel qui ne soit pas imposĂ© par la force des armes.

Le coup d’Etat militaire qui a renversĂ© le prĂ©sident Amadou Toumani TourĂ© le 21 mars alors qu’une nouvelle rĂ©bellion touareg avait replongĂ© le Nord du pays dans un conflit armĂ© depuis le 17 janvier dernier est une catastrophe pour le Mali et pour toute l’Afrique de l’Ouest.  La mutinerie qui s’est transformĂ©e en coup d’Etat Ă  Bamako est une rĂ©gression spectaculaire pour un des pays les plus avancĂ©s dans la rĂ©gion en matiĂšre  de consolidation de la dĂ©mocratie Ă©lectorale et de la rĂ©solution des conflits par le dialogue politique. Sans une action rapide, ces progrĂšs seront perdus pour les annĂ©es Ă  venir.

Le 26 mars, la situation Ă©tait encore confuse et volatile Ă  Bamako, la capitale malienne. Seule certitude : la mutinerie partie le 21 mars de la ville garnison de Kati, Ă  une quinzaine de kilomĂštres de Bamako, est devenue un putsch militaire contre le rĂ©gime du prĂ©sident TourĂ©. Les informations sur le sort de ce dernier Ă©taient toujours contradictoires quatre jours aprĂšs le dĂ©but des Ă©vĂšnements. Les meneurs du coup d’Etat se sont fait connaitre au travers d’une dĂ©claration tĂ©lĂ©visĂ©e Ă  l’aube du 22 mars. Ils ont annoncĂ© la mise en place d’un « ComitĂ© national pour le redressement de la dĂ©mocratie et la restauration de l’Etat », prĂ©sidĂ© par le capitaine Amadou Haya Sanogo et manifestement composĂ© davantage de sous-officiers et de soldats du rang que de hauts gradĂ©s de l’armĂ©e. L’argument avancĂ© pour justifier le renversement du prĂ©sident TourĂ©, Ă  six semaines de la date prĂ©vue pour le premier tour d’une Ă©lection prĂ©sidentielle Ă  laquelle ce dernier ne pouvait pas et ne comptait pas se prĂ©senter, est « l’incompĂ©tence du gouvernement », et particuliĂšrement son incapacitĂ© Ă  mettre Ă  la disposition de l'armĂ©e le « matĂ©riel adĂ©quat pour lutter contre la rĂ©bellion et les groupes armĂ©s dans le Nord ».

Le 17 janvier dernier, un nouveau groupe armĂ© touareg, le Mouvement national de libĂ©ration de l’Azawad (MNLA), avait dĂ©clenchĂ© des attaques contre les forces armĂ©es gouvernementales dans plusieurs localitĂ©s du Nord et revendiquĂ© ensuite rien de moins que l’indĂ©pendance du territoire de l’Azawad qui recouvre les rĂ©gions administratives de Gao, Tombouctou et Kidal. Le MNLA entretient une relation ambigĂŒe avec un second groupe armĂ©, Ansar Dine, conduit par un ancien rebelle et notable touareg Iyad Aghaly, et qui fait de l’imposition de la charia plutĂŽt que de l’autodĂ©termination de l’Azawad sa revendication principale. MalgrĂ© ces diffĂ©rences idĂ©ologiques marquĂ©es, MNLA et Ansar Dine semblent disposĂ©s Ă  se partager le crĂ©dit des victoires militaires remportĂ©es contre l’armĂ©e malienne.

Depuis plusieurs annĂ©es, il y avait de bonnes raisons de s’inquiĂ©ter des risques d’instabilitĂ© et d’insĂ©curitĂ© dans le Sahel ouest-africain, notamment au Mali et au Niger, qui abritent chacun une quinzaine de millions d’habitants dispersĂ©s sur d’immenses territoires en grande partie dĂ©sertiques et trĂšs Ă©loignĂ©s de leurs capitales respectives, Bamako et Niamey. Ces inquiĂ©tudes, Ă©voquĂ©es par Crisis Group dans un rapport publiĂ© en mars 2005,  se justifiaient par l’installation progressive dans les zones montagneuses du Sahara de groupes islamistes, produit rĂ©siduel des annĂ©es de flambĂ©e du terrorisme en AlgĂ©rie ; par la longue histoire de conflits opposant des groupes armĂ©s touareg aux gouvernements de Bamako et de Niamey ; par la banalisation des trafics divers, de la drogue aux armes en passant par les cigarettes, les migrants et les touristes occidentaux pris en otage, devenus les activitĂ©s Ă©conomiques principales et extraordinairement juteuses de ces rĂ©gions.

Le Mali est vite apparu depuis l’an dernier comme Ă©tant le plus vulnĂ©rable des pays du Sahel, y compris par une mission d’évaluation des Nations unies, la fin de mandat du prĂ©sident TourĂ© Ă©tant marquĂ©e par une politique de sĂ©curitĂ© illisible dans le Nord et la mise en cause de plus en plus directe d’une hiĂ©rarchie militaire accusĂ©e pĂȘle-mĂȘle de corruption, de nĂ©potisme, de laxisme et d’implication directe dans « l’industrie des otages » et les trafics illicites, au moment mĂȘme oĂč les pays d’Afrique du Nord basculaient brutalement dans l’instabilitĂ©. Le conflit libyen, qui s’est soldĂ© par l’élimination de Mouammar Kadhafi, aura eu l’impact le plus immĂ©diat et le plus dĂ©vastateur sur les Ă©quilibres prĂ©caires qui caractĂ©risaient le Nord-Mali. Si les sources d’insĂ©curitĂ© dans cette zone Ă©taient dĂ©jĂ  nombreuses avant le dĂ©but du chaos en Libye, il est clair que l’afflux de combattants touareg revenus du pays de leur dĂ©funt parrain Kadhafi avec une qualitĂ© et une quantitĂ© d’armement sans doute jamais vues dans cette partie du dĂ©sert saharien a eu un impact considĂ©rable.

Le retour des Touaregs maliens intĂ©grĂ©s au fil des rebellions dans l’armĂ©e du Guide s’est greffĂ© Ă  un mouvement contestataire touareg prĂ©existant, le Mouvement national de l’Azawad (MNA), un groupe de jeunes activistes dĂ©nonçant la gestion par le rĂ©gime du Nord du Mali, nourrie, selon eux, d’alliances avec des Ă©lites politiques locales corrompues et de collusion affairiste avec AQMI. Les animateurs du MNA ont Ă©laborĂ© la plateforme politique du futur MNLA mais il n’est pas clair aujourd’hui si le MNA s’est dissous dans le MNLA ou s’il en constitue l’aile politique. La manne soudaine des armes libyennes a prĂ©cipitĂ© le projet de lutte armĂ©e mais le dĂ©clenchement de la rĂ©bellion elle-mĂȘme fait suite Ă  de nombreuses tentatives infructueuses de Bamako d’engager le dialogue avec le MNLA (fondĂ© le 15 octobre 2011), lequel demandait une mĂ©diation tierce. SimultanĂ©ment, les critiques de puissances Ă©trangĂšres et des voisins mauritanien et nigĂ©rien sur la maniĂšre dont le rĂ©gime du prĂ©sident TourĂ© a gĂ©rĂ© – ou n’a pas gĂ©rĂ© – la menace d’AQMI au cours de ces derniĂšres annĂ©es se sont accentuĂ©es.

L’incapacitĂ© d’un prĂ©sident en fin de rĂšgne Ă  rĂ©pondre Ă  un nouveau dĂ©fi sĂ©curitaire au Nord et un malaise prĂ©existant au sein de l’appareil sĂ©curitaire et militaire sont essentiels pour comprendre les Ă©vĂšnements du 21 mars et le coup d’Etat survenu dans un pays qui faisait initialement partie du groupe des jeunes dĂ©mocraties ouest-africaines les plus prometteuses. Le malaise au sein des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© maliennes ne date pas de ces derniĂšres semaines et du choc des pertes humaines et des revers militaires importants subis par les forces gouvernementales depuis le dĂ©but de la rĂ©bellion du MNLA.  Il y avait dĂ©jĂ  eu des rumeurs de complots dĂ©jouĂ©s contre le prĂ©sident (et ancien gĂ©nĂ©ral) TourĂ© Ă  Bamako, au moins Ă  deux reprises, en 2010. Il Ă©tait dĂ©jĂ  question de jeunes sous-officiers frustrĂ©s notamment par la promotion contestĂ©e d’officiers de la gĂ©nĂ©ration du prĂ©sident Ă  des haut grades, et plus gĂ©nĂ©ralement par la perception, correcte ou exagĂ©rĂ©e, d’une corruption et d’un affairisme sans prĂ©cĂ©dent des Ă©lites militaires et civiles les plus proches de la prĂ©sidence. La multiplication des transferts au Nord-Mali d’otages occidentaux capturĂ©s dans les pays voisins et, plus rĂ©cemment, les incursions de groupes armĂ©s en plein jour dans une ville historique comme Tombouctou, entrainant un effondrement du tourisme et une perte importante de revenus pour le pays, ont encore sapĂ© davantage la crĂ©dibilitĂ© du gouvernement et de la haute hiĂ©rarchie militaire aux yeux d’une partie des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©.

Cet Ă©tat des lieux peu reluisant du Mali de ces derniers mois pouvait-il justifier le renversement d’un prĂ©sident Ă©lu dĂ©mocratiquement en 2002 et qui devait se retirer en juin prochain, aprĂšs une Ă©lection dont le premier tour Ă©tait prĂ©vu le 29 avril prochain, mĂȘme si cette date avait en rĂ©alitĂ© peu de chances d’ĂȘtre tenue ? L’ « incompĂ©tence » du gouvernement et les signes d’impuissance affichĂ©s par le prĂ©sident face Ă  la perte de contrĂŽle d’une partie du territoire au profit de groupes rebelles suffisaient-ils pour donner un sens Ă  un putsch ? Comment ce dernier affecte-t-il les efforts que la Cedeao et l’UA s’apprĂȘtaient Ă  dĂ©ployer sur le terrain diplomatique pour que l’avenir du Mali et celui de ses voisins Ă©galement fragiles, Niger et Mauritanie, ne soit pas dĂ©terminĂ© par la seule loi du plus fort – ou de celui qui a les amis les plus forts ?  Les meneurs du « ComitĂ© national pour le redressement de la dĂ©mocratie et la restauration de l’Etat », au-delĂ  des valeurs de courage, de patriotisme et de probitĂ© qu’ils essaient d’afficher, ont-ils une solution pour rĂ©gler la crise dans le Nord, une recette magique pour restaurer l’autoritĂ© de l’Etat, un antidote pour extirper la corruption du corps social malien ? Le seul dĂ©part des Ă©lites politiques et militaires associĂ©es au prĂ©sident TourĂ© ne rĂ©pond Ă  aucune de ces questions.

La lassitude d’une partie de la population malienne Ă  l’égard de la fin de mandat laborieuse du prĂ©sident TourĂ© avait atteint un niveau tel que certains se rĂ©jouissent du coup d’Etat. Le cimetiĂšre des expĂ©riences politiques africaines est cependant rempli de transitions militaires qui ont mal tournĂ©. Les comportements sur le terrain des soldats putschistes au lendemain du coup d’Etat (pillages, braquages de vĂ©hicules) augurent mal de la consistance politique de l’initiative. Les condamnations claires du coup de force par les Nations unies, la Cedeao et l’UA, ainsi que la suspension du Mali par cette derniĂšre, sont apprĂ©ciables. Ces organisations doivent rester unanimes dans l’affirmation du double principe du refus d’une prise de pouvoir inconstitutionnelle et du respect de l’intĂ©gritĂ© territoriale du Mali, alors que les groupes Ă©tablis au Nord sont naturellement tentĂ©s de profiter de la confusion politique Ă  Bamako. Mais les condamnations ne suffiront pas. Les putschistes sont lĂ . De nombreuses personnalitĂ©s politiques et militaires sont dĂ©tenues dans des camps militaires. Le MNLA et les autres groupes armĂ©s installĂ©s au Nord sont Ă©galement Ă  l’affĂ»t, pas trĂšs Ă©loignĂ©s des villes importantes de Kidal, Gao et Tombouctou. Les dizaines de milliers de Maliens – on recense dĂ©sormais plus de 200 000 personnes – qui ont fui les zones d’affrontements sont toujours dans une situation humanitaire prĂ©caire.

La Cedeao, l’UA et l’ONU doivent crĂ©er le plus rapidement possible les conditions d’un dialogue entre acteurs politiques, civils et militaires du Mali dans l’objectif de mettre en place une autoritĂ© de transition qui ne devra, en aucun cas, accorder un rĂŽle central, ni mĂȘme prĂ©pondĂ©rant, aux auteurs du coup d’Etat. Le dĂ©bat public dĂ©mocratique devra reprendre lĂ  oĂč les putschistes l’ont arrĂȘtĂ©. Il doit porter sur les options possibles pour organiser une Ă©lection prĂ©sidentielle crĂ©dible le plus vite possible.

 

PUTTING MALI BACK ON THE CONSTITUTIONAL TRACK

March 26, 2012

Regional leaders and the wider international community must act quickly to help put Mali back on the path of constitutional order.

In the wake of the military coup that overthrew President Amadou Toumani TourĂ© on 21 March, the Economic Community of West African States (ECOWAS), which holds an emergency summit of heads of state and governments on 27 March, the African Union (AU), and the United Nations (UN) must immediately establish a contact group to demand the military junta respect human rights and civil liberties and restore democracy. The contact group should focus on the protection of freedoms, the installation of a democratically elected civilian government, the preservation of Mali’s territorial integrity, and the management of its cultural diversity within an institutional framework that is not imposed by force of arms.

Coming just as a new Tuareg rebellion had plunged the north into armed conflict, the coup is a disaster for Mali and for all West Africa. It is a dramatic regression for one of the region’s most advanced countries in terms of the consolidation of electoral democracy and the resolution of conflict through political dialogue. Without swift action, those gains will be impossible to win back for years to come.

As of today, 26 March, the situation in Bamako, Mali’s capital, remains confused and still volatile. The sole certainty is that a mutiny, which began on the evening of 21 March in the Kari garrison – roughly 15km from the capital – has turned into a fully-fledged coup against the government of President Amadou Toumani TourĂ©. The fate of the president remains unclear four days after the start of the events; several contradictory reports have been disseminated.

Coup leaders first made themselves known to the wider Malian public through a televised statement on the morning of 22 March, in which they announced the establishment of a “National Committee for the Reestablishment of Democracy and the Restoration of the State”. The committee will be chaired by Captain Amadou Haya Sanogo and seems comprised of rank-and-file officers rather than senior army commanders. The “incompetence of the government” is the mutineers’ main argument for overthrowing President TourĂ© six weeks ahead of presidential elections in which he did not intend to run – and in fact could not due to a constitutional term limit. They denounced the failure to provide “adequate equipment to troops fighting against the rebels and armed groups in the north”.

Since 17 January, the National Movement for the Liberation of the Azawad (MNLA), a new Tuareg armed group, has launched attacks against government armed forces in a few northern towns, seeking the independence of a territory including the administrative regions of Gao, Timbuktu and Kidal. The MNLA maintains an ambiguous relationship with a second armed group, Ansar Dine, led by a former Tuareg rebel Iyad Aghaly. Ansar Dine has stated that the imposition of Sharia law rather than self-determination of the Azawad is their main objective. Despite these differences in ideology, the MNLA and Ansar Dine seem willing to share the credit for their military victories against the Malian army.

During the last decade, the risks of instability and insecurity have become a reality in West African Sahel countries such as Mali and Niger, which contain some 15 million inhabitants each, spread over vast, largely desert territories, often very far from their respective capitals, Bamako and Niamey. These concerns, raised by Crisis Group in a report, were justified by the gradual installation of Islamist groups in mountainous areas of the Sahara, a by-product of several years of terrorism in Algeria. This was partly the result of Bamako’s and Niamey’s long-standing conflict with Tuareg armed groups. Instability has also worsened with the normalisation of various forms of illegal trafficking – including drugs, weapons, migrants, cigarettes and Western hostages – becoming the most lucrative and main economic activities in these regions.

 

 

Since last year, Mali has clearly been the most vulnerable country in the Sahel, as noted by a recent United Nations assessment mission. The end of President Touré’s term has been marked by an inconsistent security policy in the north. High army commanders have also been regularly accused of nepotism, corruption, inefficiency and lack of accountability, further weakening their credibility, while instability in North Africa was on the rise.

The Libyan conflict and the downfall of Muammar Qadhafi effectively destroyed the precarious balance of power in northern Mali. The potential for turmoil in Mali was already real enough. The influx of Tuareg fighters returning from the country of their deposed patron with unprecedented quantities and quality of weapons has certainly compounded instability.

Those Malian Tuaregs who had been working with the Libyan army returned in several waves. They joined a pre-existing Tuareg protest movement, the National Movement of Azawad (MNA), a group of young activists which denounced the regime’s management of northern Mali allegedly based on its alliances with corrupt local political elites and a racketeering arrangement with al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM). MNA leaders elaborated the political platform of what would become the MNLA. Whether the MNA has been absorbed into the MNLA or constitutes its political wing is still to be clarified. The sudden windfall of Libyan weapons precipitated the armed struggle, but the final outbreak of the rebellion itself follows numerous failed attempts by Bamako to engage in dialogue with the MNLA (founded on 15 October 2011). Simultaneously, criticism from neighbouring Mauritania and Niger, as well as more distant foreign powers, of how the regime of President TourĂ© has managed – or failed to manage – the threat of AQIM in recent years has increased.

The inability of a president at the end of his term to meet the new security challenges in the north and the discontent within the security and military apparatus are essential to understanding the 21 March events. It explains how a coup d’état happened in a country that was considered one of West Africa’s bright prospects for democracy, both in terms of political change through credible elections and the resolution of social, political and communitarian conflicts through dialogue. The roots of dissatisfaction within the army and the security and defence forces run deeper than the trauma from human loss and military setbacks since the outbreak of the MNLA rebellion.

There had already been rumours of at least two foiled plots against President (and former General) TourĂ© in Bamako in 2010, allegedly involving disgruntled young officers, particularly with controversial promotions of officers from Touré’s generation; perceived corruption, whether exaggerated or not; and profiteering on an unprecedented scale by the military and civilian elites close to the presidency. The proliferation of transfers to northern Mali of Western hostages abducted in neighbouring countries and, more recently, the incursions of armed groups in broad daylight in historical cities, such as Timbuktu, has destroyed  the tourism industry and its important revenues and has further undermined the government’s credibility in the eyes of some of its own forces.

Could this grim assessment of the situation justify the overthrow of a democratically elected president due to retire in June after an election whose first round was scheduled for 29 April, even if this date was not realistic? Were the “incompetence” of the government and the signs of helplessness displayed by the president in the face of the loss of control of a large part of his country to rebel groups sufficient reasons for a coup? How does this affect efforts by ECOWAS and the AU to launch diplomatic initiatives so that the future of Mali and its similarly fragile neighbours, Mauritania and Niger, is not determined by the balance of forces or those who have the most powerful friends? Do the leaders of the National Committee for the Reestablishment of Democracy and the Restoration of the State have a solution to resolve the crisis in the north, beyond the suggestions of heightened courage, patriotism and integrity that they purport to show? What can they practically offer to restore state authority and eradicate corruption in Mali? The simple overthrow of the political and military elites answers none of these questions.

The weariness of some of Mali‘s population with the drawn-out end of President Touré’s mandate had reached such a point that some have welcomed the coup. Yet African history is filled with military transitions gone awry. The behaviour of soldiers in the field since the coup does not bode well for stability, with incidents of looting and carjackings reported. Clear condemnations by ECOWAS, the AU and the UN, as well as Mali’s suspension by the AU, are welcome. These organisations must remain unanimous in affirming the dual principles of not accepting an unconstitutional seizure of power while ensuring respect for the territorial integrity of Mali, especially as established groups in the north are naturally tempted to take advantage of political confusion in Bamako.

However, mere condemnations are not enough. The junta is a reality. Many political and military prisoners are being held in military camps. The MNLA and other armed groups have installed themselves in the north and are capable of acting, positioned not far from the major cities of Kidal, Gao and Timbuktu. Tens of thousands of Malians – estimated recently to be more than 200,000 – have fled areas of fighting and are still in a precarious humanitarian situation.

ECOWAS, the AU and the UN must create, as quickly as possible, the conditions for dialogue between political, military and civil actors in Mali with the aim of establishing a transitional authority which should give neither a central nor a peripheral role to the authors of the coup. The democratic process should resume where it was interrupted: all actors should focus on options for organising a credible presidential election as soon as possible without excluding the population resident in the north.

The use of an international contact group, such as the one that assisted the end of military rule in Guinea (Conakry) in 2009-2010, should be considered immediately. West Africa is still recovering from armed conflict in Cîte d’Ivoire, is threatened by serious insecurity and terrorism in northern Nigeria, and concerned about the political stalemate in Guinea (Conakry) as well as the electoral and politico-military tensions in Guinea-Bissau. ECOWAS, the AU and the wider international community cannot leave Mali adrift.





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