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DOCUMENTARIO DEDICATO DA AL-JAZEERA ALLA LEADER RADICALE EMMA BONINO

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L'ONU APPELLE A L'INTERDICTION MONDIALE DES MUTILATIONS GENITALES FEMININES

Le Soir - 21 décembre 2012

Jeudi, les Nations Unies ont incontestablement marqué une étape historique dans la lutte pour endiguer, voire réprimer une violation manifeste et largement répandue des droits humains individuels: l'Assemblée Générale a adopté, par consensus, une résolution appelant tous les États à approuver des lois interdisant et pénalisant la pratique des mutilations génitales féminines (MGF).

par Emma Bonino

Ce résultat remarquable a pu voir le jour grâce à une intense campagne de mobilisation politique et diplomatique conduite par une coalition d'organisations non-gouvernementales, avec lesquelles j'ai étroitement collaboré au cours des dix dernières années, et à l’engagement des États membres de l'ONU - notamment l'Italie et le Burkina Faso - qui ont été les plus actifs sur leur territoire, comme au niveau international, dans la lutte contre cette pratique. Cette victoire est également due aux efforts inlassables des innombrables associations et militants qui, dans les pays affectés, ont eu le courage de braver les tabous et de défier cette pratique afin que la respectabilité de la femme ne puisse plus se baser sur une cicatrice douloureuse qui bafoue ses droits fondamentaux.

L’adoption de cette résolution, initialement présentée par le groupe des Etats Africains et ensuite appuyée par deux tiers des Etats membres de l’ONU, témoigne de la prise de conscience de la part de la communauté internationale et de la leadership politique mondiale, qu’une approche globale et commune est nécessaire pour mettre un terme à une pratique qui affecte la vie de femmes et de filles dans le monde entier.

En effet, les mutilations génitales féminines ne sont pas confinées au seul continent africain, mais également répandues au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Amérique du Sud, ainsi que dans les communautés immigrées établies en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie. Comme l’indiquent les estimations de l’OMS, il ne s’agit pas d’un phénomène mineur : chaque année plus de 3 millions de filles et de femmes risquent d’en être victimes et plus de 140 millions ont déjà vu leur vie marquée par des dommages physiques et psychologiques irréversibles.

En condamnant sans équivoque toute médicalisation de cette pratique, le texte reconnaît fermement que les MGF constituent d'abord et avant tout une violation de l'intégrité physique des filles et des femmes qui la subissent, quel que soit leurs formes ou les conditions d'hygiène dans lesquelles elles sont commises. Il s'agit d'un changement paradigmatique majeur que les défenseurs des droits des femmes ont promu avec ténacité depuis plus de deux décennies.

En outre, il établit que la condition sine qua non pour affronter de manière efficace et durable une violation des droits humains est la mise en place d'un cadre législatif clair comme instrument de dissuasion et de protection des victimes potentielles, qui à son tour renforce l’efficacité des efforts de prévention sur le terrain. Certes, le travail de sensibilisation auprès des communautés concernées pour les convaincre d’abandonner cette pratique néfaste est nécessaire mais son impact se révèle éphémère en l’absence d’outils législatifs sanctionnant la condamnation explicite de l’État et un engament des institutions à les mettre en œuvre efficacement.

L'adoption de cette résolution est donc une conquête précieuse en ce qu’elle renforce la légitimité d’une stratégie fondée sur la primauté de la loi comme instrument pour garantir la sauvegarde et le respect des droits fondamentaux. Cependant, la bataille est loin d'être terminée, et il revient désormais à tous les États de traduire la portée morale et politique de cette résolution en actions concrètes, en commençant par les termes mêmes de celle-ci, c'est à dire par «prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver les filles et les femmes de ces pratiques...et mettre fin à l’impunité». Menons donc, jusqu'au bout, notre bataille.





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